Tuesday, January 16, 2018
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Relevés de Montezic (1761-1902)

Publié par Le C.G.R. Le 20 janvier 2012 AJOUTER UN COMMENTAIRE

Des lacs de la Viadène à l’incontournable cascade du saut du chien

Ce circuit vous fera découvrir le plateau de la Viadène et ses lacs. La production électrique est omniprésente et si elle a modifié largement le climat économique, elle a su parfaitement s’intégrer au paysage et favoriser le développement touristique en créant de nombreux lacs et plans d’eau.

Vous remontez tranquillement vers le site de Bez-Bédène, un village bâti sur un éperon rocheux qui a gardé son aspect à la fois sauvage et pittoresque. Ancien prieuré fondé par Saint-Gausbert à la fin du XIe et début du XIIe siècle, l’église a gardé son clocher peigne, caractéristique des clochers de La Viadène. A Saint-Amans-des-Côts, une visite de l’église s’impose où vous découvrez un splendide retable.

Entre Montézic et Saint-Gervais, un détour vers le site du Saut du Chien vous permet d’admirer la magnifique cascade et le rocher en forme de tête de chien, ainsi qu’une magnifique vue sur le château de Valon situé sur l’autre versant de La Truyère.

Claudine Portier a fait les relevés de Montézic pour les naissances (1761-1902) et les décès (1781-1902). Qu’elle en soit chaleureusement remerciée. Les mariages (1781-1902) étaient déjà présent dans la base.

Registres des notaire en Lozère

Publié par Le C.G.R. Le 18 janvier 2012 AJOUTER UN COMMENTAIRE

Lozère Histoire et Généalogie (http://www.lozere-histoire-genealogie.com) a mis en ligne, un gros fichier représentant le fichier exhaustif de la série 3E notaires (Mi et G), à la date de fin décembre 2011 représentant les 6 répertoires présents aux archives départementales de la Lozère.

C’est un outil utile à tous les chercheurs, historiens, généalogistes ou associations régionales, afin de préparer leurs visites aux archives départementales, beaucoup de cotes registres intéressent l’Aveyron.

Vous trouverez aussi beaucoup de notaires nommés X…, de Papiers divers, délibérations, fragments, compoix, juridictions, Ordre de Malte, papiers de marchands, etc…. cotés en 3E.

Certains registres n’étaient répertoriés nulle part, 2 registres portent le même n°, et 2 cotes sont vides.

D’autres registres (cotes en vert) sont sur microfilms. Certains registres (souvent très anciens) sont en série G, ils ont également été répertoriés. Il n’a pas été trouvé aux archives départementales de la Lozère de liste prête à l’emploi pour repérer les registres exclus de la communication, mais ils sont très nombreux. (environ 10 %). Certains sont toutefois notés.

Lorsque il a été constaté des erreurs, elles ont été signalées sur le fichier et aux archives. Par exemple, un notaire Charouset enregistré à Saint-Alban-sur-Limagnole, intéresse en fait Saint-Alban-en-Montagne dans l’Ardèche (3E726). Un autre notaire nommé par les archives, Valentin NOE est en fait Noé VALENTIN (Chanac). Bien évidemment, les erreurs de frappe sont inévitables, malgré le soin apporté à la frappe puis à la relecture, il ne faudra pas hésiter à les signaler pour rectification.

Lozère Histoire et Généalogie remercie sincèrement, tous ceux qui ont participé à ces travaux au profit de la communauté généalogique.

Télécharger le fichier au format Excel (4,9 Mo)

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Publié par Le C.G.R. Le 18 janvier 2012 AJOUTER UN COMMENTAIRE
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Le maréchal-ferrant

Publié par Le C.G.R. Le 16 janvier 2012 AJOUTER UN COMMENTAIRE

Sur cette vue de Viviez-Bourg de 1908, on peut voir sur la gauche le « travail » d'un maréchal-ferrant. Les animaux étaient ferrés environ chaque trimestre./Photo DDM

Avant l’utilisation généralisée du tracteur et de l’automobile à moteur, le maréchal-ferrant était, par excellence, l’artisan du village ou du quartier pour les villes.

Autrefois, l’une des qualités premières que devait posséder le maréchal-ferrant était une bonne connaissance des animaux. On lui amenait parfois les bêtes pour les faire soigner et contrôler leur dentition. Mais la mémoire collective retient surtout le ferrage des chevaux, ânes et bœufs. Il faut dire que cette protection était indispensable pour maintenir les sabots en état et décupler la force motrice animale. Que ce soit pour le transport des marchandises ou des personnes, pour le travail à la ferme ou d’autres métiers, ces bêtes de trait se montraient incontournables. L’artisan mettait sa forge au service de la ferrure ; de forgeron, il devint maréchal-ferrant. D’ailleurs, il occupait conjointement les deux professions et pouvait avoir à sa disposition des employés et des apprentis.

Le travail

Deux hommes exerçaient de concert pour la réalisation des ferrures. Le forgeur et le frappeur qui devait battre le fer quand il était chaud. Le ferrage était adapté au type de l’animal, à ses particularités, aux efforts qu’on lui demandait.

Près de son atelier, le maréchal-ferrant disposait d’un habitacle, composé de 4 poutres verticales recouvertes d’un toit, appelé « travail » ou « congrelh » en occitan. On peut encore en voir dans certains villages. Des sangles et des poulies servaient à immobiliser les bœufs, tandis que les chevaux étaient parfois tenus par un anneau de cuir passé dans un bâton, lui serrant la lèvre supérieure. Parmi l’outillage, on retrouvait aussi des rabots pour niveler les sabots, les marteaux pour fixer les fers à l’aide de clous et plusieurs types de pinces. L’artisan et le client allaient quelquefois prendre un verre ensemble au café le plus proche. Le maréchal-ferrant se déplaçait à l’occasion dans des fermes.

Le chiffre : 1960

FIN DU METIER > Le début des années « 60 ». sonna le glas de ce dur métier. Les pneus ayant remplacé les fers à cheval qui portaient bonheur, certains artisans devinrent, entre autres, serruriers.

La Dépêche – 15 janvier 2012

Naissances de Sénergues (1633-1895)

Publié par Le C.G.R. Le 13 janvier 2012 AJOUTER UN COMMENTAIRE

Les premières traces de la commune de Senergues remontent au 9ème siècle, époque à laquelle Louis le Pieux fait don de « l’Aecclesia Cerniangis » à l’abbé Medraldus de Conques. Aujourd’hui, le village de Senergues continue à préserver son vieux bourg, fait de maisons traditionnelles en granit et toits de lauzes, ses châteaux, et ses églises et chapelles. Une table d’interprétation du circuit de la route des Trésors (à coté de l’Eglise Saint Martin) permet aux plus curieux d’en apprendre plus sur le village.

Le château de Senergues est un domaine privé qui appartient encore aujourd’hui à la descendance de la famille De Senergues. Il est composé de deux édifices : une tour, qui avait été construite en 1385 pour défendre les habitants des invasions anglaises (les créneaux et les mâchicoulis on su être conservés durant toutes ces années) et le logis castral, qui est plus récent puisqu’il a été édifié à la fin du 15ème siècle.

La tour ronde du château de Montarnal date du 11ème siècle.

Le premier édifice de l’Eglise de Saint Martin, située dans le bourg, est antérieur au 9ème siècle ; le bâtiment a ensuite été modifié à diverses reprises. Les derniers vitraux, par exemple, ont été réalisés en 1965 par le célèbre père Ephrem Socard, peintre verrier de l’Abbaye d’En Calcat dans le Tarn.

Le territoire possède quatre autres chapelles et églises dont la plus ancienne à Pomies est de style pré roman.

Il est également important de noter que le village est situé sur le GR 65. Ainsi, il est traversé par le chemin de Saint Jacques de Compostelle (chemin du Puy) depuis le 12ème siècle. Senergues est donc la dernière étape avant l’arrivée à Conques.

Source : Le site du pays ruthénois 

Georges Boscus auteur déjà d’autres relevés nous livrent celui des naissances de cette commune sur la période 1663-1895, avec plus de 8000 actes, qu’il en soit remercié 

Bulletin du CGR – Janvier 2012

Publié par Le C.G.R. Le 5 janvier 2012 AJOUTER UN COMMENTAIRE

Le Bulletin du Cercle Généalogique du Rouergue a été expédié en toute fin d’année, en, voici le sommaire :

Sommaire :

  • Compte-rendu Conseil d’Administration
  • Compte-rendu de L’antenne Ile-de-France
  • Paléographie : maladies infantiles (G. Rigal-Saurel)
  • Les feux de la Saint-Jean (3e partie) (J. Delmas)
  • La descendants naturelle du roi Louis XI (14e partie) (Ph. Flamme)
  • Tentative d’explication d’une légende suite (J. Fages)
  • Du Rouergue et des rouergats (J. Delmas)
  • Question-Réponse
  • Cahier central : Familles Rispal et Cavalerie, de Villefranche-de-Rouergue (P. Hocquellet)

Un président par intérim Aveyronnais

Publié par Le C.G.R. Le 4 janvier 2012 AJOUTER UN COMMENTAIRE

Argentine. Amado Boudou, le président par intérim, est un Aveyronnais
Le 3 décembre 2011

Il est des grandes sagas qui embrassent et les siècles et leur temps. Et celle qui va se jouer aujourd’hui à Buenos Aires appartient sans nul doute à celles-ci et va résonner jusque dans notre région.

Amado Boudou, vice-président atypique de l’Argentine, va, en effet, diriger ce grand pays d’Amérique du Sud de quelque 41 millions d’habitants, le temps que la présidente Cristina Kirchner se fasse opérer demain d’un cancer. Cette page d’Histoire qui se joue de l’autre côté de la terre va avoir une résonance particulière en France, et plus précisément en Aveyron. Car Amado Boudou – son patronyme le laissait presque deviner – a des origines françaises. Comme des milliers de Rouergats, à la fin du XIXe siècle, poussés par la surpopulation, l’exiguïté des exploitations agricoles et l’arrivée du phylloxéra dans les vignobles, la famille d’Amado Boudou a choisi d’émigrer vers Piguë, la ville-colonie fondée par Clément Cabanettes et François Issaly au fin fond d’une pampa qui rappelait aux deux hommes le plateau aveyronnais de l’Aubrac…

Enfant de la diaspora aveyronnaise

C’est donc un enfant de cette diaspora aveyronnaise, qui va aujourd’hui franchir les portes de la Casa Rosada, le palais présidentiel argentin. Il y restera pour vingt jours, le temps que la présidente se fasse opérer dans une clinique privée de Pilar, à 50 kilomètres de Buenos Aires, d’une tumeur de la glande thyroïde détectée lors d’un examen médical de routine le 20 décembre dernier. Jusqu’au 23 janvier, c’est donc un « Aveyronnais » qui sera à la tête de l’État… et qui pourrait bien y retourner pour un plus long bail en 2015. En effet, les experts voient en celui qui peut afficher une ascension politique fulgurante le dauphin de Cristina Kirchner et un sérieux prétendant à la présidence pour les élections de 2015.

De Durenque à Buenos Aires

Boudou, un nom qui fleure bon l’Aveyron. Amado, un prénom aux senteurs hispaniques. Amado Boudou, un patronyme apatride comme seuls peuvent le porter les descendants des Aveyronnais émigrés en Argentine à la fin du XIXe siècle.

C’est en 1903 que les arrières grands-parents d’Amado Boudou ont quitté l’Aveyron pour ces terres sud-américaines qui ressemblaient à l’Aubrac, en plus vaste. En ce début de siècle, Frédéric Boudou est marié à Eugénie Vernhes. Ils sont proches de la cinquantaine quand ils partent du village de Durenque, avec leurs sept enfants, pour aller s’installer dans la pampa, là où les premiers migrants aveyronnais les ont précédés, vingt ans plus tôt.

L’histoire débute en 1879. Clément Cabanettes, originaire d’un hameau près de Saint-Côme-d’Olt, a fait le voyage vers le nouveau continent avec l’intention de s’engager dans l’armée de la république argentine, friande d’officiers français. Après de multiples péripéties, il dirigera notamment une société de téléphone, il tente de fonder une colonie agricole. Début 1884, il se porte acquéreur de 27 000 hectares dans la région du ruisseau de Pi-Hué. En cette année 1884, Clément Cabanettes, aidé par son compatriote François Issaly, rencontré en Argentine, revient dans l’Aveyron pour recruter des colons et leur rétrocéder les terres dont il est devenu propriétaire. Les lots sont payables en six annuités. Quarante familles rouergates vont être tentées par l’aventure. À cette époque, l’Argentine est en phase de repeuplement et les autorités ont autorisé la venue de mille familles de laboureurs européens.

Les Aveyronnais, soit quelque 160 personnes, partent de Rodez le 23 octobre 1884 et embarquent le lendemain, à Bordeaux, sur le vapeur Belgrano à destination de Buenos Aires. Le 30 novembre c’est tout un village de l’Aveyron qui foule le sol argentin. Les agriculteurs sont les plus nombreux mais d’autres corps de métiers (forgerons, charrons, commerçants…) les accompagnent. Le 4 décembre 1884, les derniers colons arrivent dans cette région de Pi-hué où ils vont construire leur ville, Pigüé. Ce 4 décembre reste la date anniversaire de sa fondation.

Les débuts seront difficiles, pendant trois ans les récoltes sont mauvaises et ne permettent pas de payer Clément Cabanettes. Celui-ci perd ses propriétés et les colons sont obligés de signer de nouveaux contrats, moins avantageux, avec l’ancien propriétaire. Mais la colonie va perdurer, les Aveyronnais travaillent opiniâtrement et en récolte bientôt les fruits.

En 1900, Frédéric Boudou est propriétaire de 25 hectares de terre près de Durenque. L’oncle et la tante de son épouse les encouragent à venir les rejoindre en Argentine où ils pourront louer 200 hectares. Frédéric et Eugénie partent pour Pigüé en 1903 avec leurs sept enfants, mais ne vendent pas la ferme de Durenque, au cas où.

Les deux aînés, Joseph et Firmin, vont se mettre au travail avec leur père et dès la première année les moissons sont excellentes. Les autres enfants Léon, Eugénie, Aimé, Émile, Emilie-Marie et Marie-Rosalie-Léontine-Angéline vont à l’école et apprennent rapidement l’espagnol. Il faudra plus de temps pour les parents d’autant qu’en famille on parle patois ou français.

Les Boudou sont arrivés en Argentine au début d’une période de prospérité qui va continuer de s’accentuer après la Première Guerre Mondiale. Ainsi, en 1919, dans une lettre aux proches restée au pays, Joseph écrit : « Nous avons pour le moment cinq mille hectares de champs pour pâturage et nous semons deux mille et quelques hectares. Dans les cinq mille hectares nous y avons 1 400 vaches et 12 000 brebis, ce qui nous rapporte beaucoup plus que le blé, car maintenant, ce qui vaut c’est la viande pour exporter en Europe. »

Au fil des ans, avec les nouveaux arrivants, la colonie de Pigüé s’enrichit et devient l’une des plus prospère de la pampa. Elle compte aujourd’hui une dizaine de milliers d’habitants et garde la trace de ses fondateurs à travers les noms de familles ou les noms de rue comme la calle de Rodez mais aussi avec la langue du pays qui est restée vivace. Sans oublier une statue érigée à la mémoire de Clément Cabanettes. Les descendants des colons ont essaimé à travers l’Argentine, quelques-uns sont rentrés en France mais la communauté de souche aveyronnaise est encore importante à Pigué.

Amado Boudou est né en 1963 à Buenos Aires et a grandi à Mar del Plata où résident encore actuellement ses parents. Il porte le même prénom que son père qui est le fils d’Aimé Boudou, né en 1896 à Durenque.

Sources : « Des Durenquois en Argentine, Les Boudou » de Pierre Hérail ; association Rouergue-Pigüé, sites internet d’Aurelle-Verlac (auteur Patrick Favaretto).

Portrait

Économiste rock and roll

Amado Boudou, qui va prendre, à 48 ans, la présidence par intérim de l’Argentine, est devenu en dix ans une figure politique de premier plan, au terme d’un parcours atypique. Né le 19 novembre 1963 à Buenos Aires dans une famille descendant des colons aveyronnais de Piguë, Amado passe son enfance dans la ville côtière de Mar del Plata où il jouera au rugby dans les années 70.

Disc-jockey. Après avoir commencé des études d’ingénieur, le jeune Amado se tourne vers l’économie et, à 21 ans, milite au sein de l’Upau, un mouvement étudiant de droite. Mais il déploie son énergie dans son autre passion : la musique. Après l’animation de soirées chez des amis du lycée, il devient un disc-jockey en vue dans les trois plus grosses discothèques de la côte. Il finira même par organiser le festival Rock in Bali. Cette «rock attitude» est loin d’être feinte. Se produisant comme invité du groupe La Mancha de Rolando, Amado Boudou a terminé les meetings de la campagne présidentielle d’octobre dernier en jouant de la guitare électrique…

Entrepreneur. Diplômé de l’université nationale de Mar del Plata et du très libéral centre argentin d’études macro-économiques (CEMA), Amado devient, en 1990, commercial chez Venturio Eshiur, une entreprise de collecte de déchets. Trois ans plus tard, il en est le directeur général. Ce «gagnant» très ambitieux à qui tout réussit rebondit après la faillite de Venturio Eshiur en 1995 et crée sa propre société Ecoplata.

Ministre glamour. Mais à 35 ans , il a envie de faire autre chose et va à Buenos Aires commencer son engagement public et politique. En 1998, il entre comme contrôleur à l’Administration nationale de la sécurité sociale (ANSES)… et en devient le directeur général en 2001. En 2008, en pleine crise internationale des subprimes américaines, il préconisera la renationalisation des fonds de pensions privés avec l’appui de Cristina Kirchner. La présidente en fera son ministre de l’Economie en 2009 puis, à la surprise générale dans les rangs peroniste et kirchneristes, son colistier pour la vice-présidence cette année.

Apportant une bouffée d’oxygène à la politique argentine, Amado Boudou est le chouchou des médias et particulièrement des gazettes people qui ont consacré plusieurs articles à cette «belle gueule» et à sa compagne de 20 ans sa cadette, Agustina Kämpfer, belle journaliste rousse. L’image du couple n’est d’ailleurs pas sans rappeler celle de Juan et Evita Peron ; les portraits sont d’ailleurs accrochés dans le bureau d’Amado Boudou, dont l’ambition trouvera son apogée lors de la présidentielle de 2015…

Interview : Nathalie Auguy-Périé, maire de Saint-Côme d’Olt et présidente de l’association Rouergue-Piguë.
Nous l’avons invité chez nousComment avez-vous appris les origines aveyronnaises d’Amado Boudou ?J’avais été alertée par un ami qui avait vu que le vice-président argentin s’appelait Boudou, un nom de chez nous. J’ai alors demandé à l’équipe de généalogistes passionnés que nous avons au sein de l’association de se lancer sur cette piste. L’un d’eux avait fait une étude sur la famille Boudou de Durenque et on s’est aperçu qu’Amado Boudou était bien issu d’une famille aveyronnaise.

Savez-vous s’il a des liens avec l’Aveyron ?Je ne sais pas. En revanchen, son oncle Roberto, qui est de la famille d’une de mes généalogistes, vient très très souvent. Il était là il y a quelques semaines, à Saint-Géniez-d’Olt.

Piguë est une véritable saga. Quelles sont les relations aujourd’hui entre l’Aveyron et cette lointaine colonie ?

Au niveau de notre association, nous essayons que cette histoire ne meure pas. Cela se fait par divers moyens : le 4 décembre pour l’anniversaire de la fondation de la ville, nous avons créé une pièce en occitan qui retraçait l’épopée. En même temps 40 personnes avaient fait le voyage à Piguë. Il y a aussi beaucoup d’expositions, des conférences que nous organisons. L’école de Saint-Côme correspond avec une école de Piguë en visioconférence. On essaie que nos liens restent très concrets avec des actions qui permettent de toucher le plus grand nombre.

Allez-vous inviter cet illustre descendant en Aveyron ?

Oui, l’invitation est lancée. Dès que nous avons eu la confirmation qu’Amado Boudou avait bien des ancêtres aveyronnais, début novembre, nous lui avons lancé une invitation à venir en Aveyron. Nous sommes passés par son oncle, qui connaît notre association et qui doit lui remettre notre invitation. Je pense qu’il ne l’a pas encore en main. Je lui ai laissé un message sur Facebook pour lui dire qu’il allait la recevoir. Mais nous n’avons pas de retour. J’espère une petite réponse et s’il vient, nous serons très heureux de l’accueillir.

Propos recueillis par Ph. Rioux

L’association Rouergue-Piguë sur internet : http://rouergue-pigue.com

 

Relevés de Vabre-Tizac

Publié par Le C.G.R. Le 3 janvier 2012 AJOUTER UN COMMENTAIRE

L’Aveyronnais n’oublie pas, et c’est en bonne justice que le village de Vabre-Tizac a profité de l’opportunité du passage du Tour de France 2011 non loin de Villefranche-de-Rouergue pour inaugurer un monument rappelant le centenaire de la victoire de Gustave Garrigou au Tour de France 1911.

Ce natif de Vabre-Tizac mais fils d’Aveyronnais de Paris, épiciers prospères du côté de Pantin, avait tenu tête à son père en s’orientant vers le cyclisme professionnel plutôt que vers la caisse de l’épicerie paternelle.

Gustave Garrigou, professionnel de 1907 à 1914 pour Alcyon puis Peugeot, avait la régularité et la ténacité des rouergats. Il n’a remporté qu’un Tour, mais l’édition 1911 fut l’une des plus difficiles, réalisée sous une canicule atroce. A l’époque, le Tour c’était une boucle de plus de 5000 km, en 15 étapes sur des routes parfois non goudronnées. 100 ans plus tard, l’édition 2011, compte 21 étapes pour un total de 3471 km…

Au long de ses huit années de participation au Tour, Gustave Garrigou a terminé trois fois deuxième, deux fois troisième et une fois quatrième et cinquième. Sans oublier une victoire sur Paris-Bruxelles, une deuxième place sur Milan-San Rémo.

Un coureur régulier mais tenace, l’un des seuls à avoir réussi à grimper le Tourmalet sans mettre un pied par terre en 1910. « Des vaillants de son espèce, il n’y en eut pas tellement en un siècle de cyclisme » comme l’écrit le journaliste spécialiste du Cyclisme Christophe Pénot dans son Dictionnaire des coureurs

Si la Grande Guerre a eu raison de sa carrière. Le canonnier Garrigou en est sorti vivant pour s’éteindre en 1963.

Bio Express

  • Né le 24 septembre 1884 à Jaoul-Vabre. Décédé le 28 janvier 1963 à Esbly.
  • Professionnel de 1907 à 1914, chez Peugeot et Alcyon.
  • Principales victoires : Championnat de France 1907 et 1908 ; Paris-Bruxelles 1907 ; Tour de Lombardie 1907 ; Tour de France 1911.
  • • Ses places d’honneur dans le Tour : 2e en 1907, 4e en 1908, 2e en 1909, 3e en 1910, 3e en 1912, 2e en 1913, 5e en 1914 (huit victoires d’étape au total).

Francis Cazals a relevé les naissances (1596-1899), les mariages (1625-1911), les décès (1612-1911) et les publications de mariage de Vabre-Tizac.

Mariages du Nayrac (1651-1902)

Publié par Le C.G.R. Le 2 janvier 2012 AJOUTER UN COMMENTAIRE

Le Nayrac est un charmant petit village montagnard du pittoresque département de l’Aveyron.

Il est bâti sur un plateau balayé en hiver par un vent rapide et glacial mais parcouru l’été par une brise douce et caressante toute chargée de parfums de genêts, des bruyères, et pins et du sarrazin. Les abeilles, les guêpes et les clairs papillons volent et butinent sur les champs et les prés en fleurs, tandis que lièvres et perdreaux se cachent dans les genêts dorés ou les bruyères roses.

Le haut clocher pointu de sa vieille église domine fièrement les maisons recouvertes en majeure partie de la solide ardoise du pays. La culture est pour ainsi dire l’unique occupation de sa laborieuse population, faite de cette race robuste, courageuse et sobre que les tâches les plus dures et les corvées les plus ingrates ne rebutent pas.
Loin de la vie corruptible, agitée et contrôlée des grandes villes, cette belle race saine et pieuse, conserve sa liberté, son indépendance et aussi sa loyauté, sa pureté, ses croyances.
Ils luttent d’un bout de l’année à l’autre sous le soleil qui les grille, le vent qui les fouette, la pluie qui les cingle ou la bise qui les glace. Oui, ils luttent et se battent contre les éléments, contre les parasites, pour arracher à ce sol rude et parfois ingrat leur nourriture et celle de leurs bêtes.

Pour leurs champs, pour leurs prés, pour cette terre qu’ils fertilisent et à laquelle ils s’accrochent, pour cette terre qui les nourrit, qui a nourri leurs aïeux, leurs trisaïeux, et dans laquelle sera creusé leur tombeau, ils savent se battre et mourir.

Le temps n’est pas très éloigné où la commune du Nayrac comptait un millier d’habitants. Elle en a perdu pas mal ces temps derniers, au profit de « l’Amicale Parisienne des Enfants du Nayrac ».

Sur le territoire de la commune, à cinq kilomètres environ du chef-lieu, se trouve le tout petit village de Bouldoires. Quelle vue magnifique l’on a du haut de la colline recouverte de bruyère. De cet endroit, l’un des plus hauts de la commune, l’on aperçoit : au Nord, les Monts du Cantal, le Puy Mary (1787 mètres) et le Plomb du Cantal (1858 mètres) point culminant. Au Nord-Est, les Monts d’Aubrac. Au Sud-Est, les Cévennes. Au Sud, la vallée du Lot, puis les Causses avec, au loin, Rodez, que domine la sombre et massive silhouette de sa haute cathédrale. Au Sud-Ouest, l’on voit s’élever dans le ciel les fumées du bassin houiller et à l’Ouest enfin, parmi d’autres villages, se dresse Montsalvy.

La commune du Nayrac s’étend dans la partie Nord-Ouest du canton d’Estaing, sur une superficie totale de 3566 hectares. La très grande différence d’altitude d’un bout à l’autre de son territoire fait quelle possède une flore très variée. La reine de la montagne, la célèbre gentiane, s’y trouve aussi, mais y est très rare.
Au Sud, où le Lot qui la délimite, roule en grondant dans une étroite gorge rocheuse d’une magnifique et sauvage beauté, l’on est à environ 300 mètres d’altitude, alors que l’on doit se trouver à près de 900 mètres au hameau de Varès, point culminant et situé au Nord-Est. »

Source : Site de la mairie du Nayrac

Un travail collectif de Valérie Guiraud, Christine Cépède et Marie Bruno, en partie à partir de photos de Michel Bertuol, permet à tous les généalogistes aveyronnais de pouvoir consulter dans notre base de données, le relevé des mariages du Nayrac sur la période (1651-1902). Un grand merci à eux quatre.

Paléographie le 4 janvier

Publié par Le C.G.R. Le 29 décembre 2011 AJOUTER UN COMMENTAIRE

Le Cercle Généalogique du Rouergue propose des cours de paléographie gratuits et ouverts à tous.

Le prochain cours de la session aura lieu le mercredi 4 janvier 2012 de 16h00 à 17h00 dans la salle de conférence du Centre Culturel, 25 avenue Victor Hugo à Rodez.

Le thème de la session 2011/2012 est : Les baux ruraux.

Le cours du mercredi 4 janvier est intitulé : Bail à mi-fruits ou métayage

Quelles sont les formes de contrat qui ont uni au cours du Moyen Age et de l’Ancien Régime les propriétaires terriens et les exploitants agricoles ? Le Moyen Age n’a cessé d’innover. Au début le bail était simple et immuable et les fonctions de propriétaire et d’exploitant très distinctes. Mais le droit s’est modifié du fait de l’arrivée des marchands dans le monde rural. Ils y ont trouvé deux avantages, l’un financier, l’autre social. Peu à peu une partie de la bourgeoisie accède au rang de la noblesse terrienne. A partir du 14ème siècle, le bailleur prend par le bail à ferme une part de plus en plus active dans la marche de son domaine. Les contrats énumèrent les activités de l’exploitation et deviennent de véritables documents sur la vie matérielle de nos ancêtres.


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