Sunday, April 30, 2017
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A Gillorgues, accolée à l’église Saint-Amans du XVIIème siècle, une grand bâtisse, certainement l’ancien presbytère, est coiffée d’une tour carrée.

Son toit en forme d’accolade ou encore en forme de « coque de navire » est assez typique des constructions caussenardes.

Gillorgues est une paroisse de la commune de Bozouls, et Guy Ricou a réalisé le relevé des baptêmes et sépultures de cette paroisse, sur la période 1674-1796.

Réquista se situe au coeur des pays des cent vallées où le Tarn serpente dans toute sa majesté au travers d’un paysage verdoyant et varié. Chef lieu du canton du Bas Ségala, non loin des lacs du Lévezou et de la vallée du Tarn, elle fut fondé au XIIIeme siècle par le comte Henry II, comte de Rodez, ruiné par les croisades des Albigeois. Incendiée par les Anglais en 1365, la petite ville se relève. Mais à la fin du XVIeme siècle, les protestants la pillent et la brûlent à nouveau. Le canton de Réquista est le premier canton moutonnier de France avec son marché d’intérêt national tous les lundis matins.

Jean-Pierre Rouvellat, grâce à un énorme travail (plus de 4000 mariages relevés) nous permet de retrouver dans notre base de données, l’ensemble des mariages de cette commune.

Après une première publication des mariages de Creisseis sur la période 1793-1902, nous avons intégré dans la base de données, les mariages de la période 1679-1792.

Creissels est un village construit au pied des falaises du causse du Larzac, dominant le Tarn, situé à 5 km de Millau et à 30 km de Saint-Affrique.

Le tuf, roche légère et facile à extraire et à tailler, résultant de dépôts de calcaire par les eaux d’infiltration, a été exploité pendant des siècles à Creissels. Il a été utilisé pour la construction de maisons et de ponts dans la région, notamment le Pont Lerouge à Millau, et pour de nombreux autres types d’ouvrage.

La promenade du « Sentier des Cascades » permet de voir des habitats préhistoriques, nécropole aménagés dans les excavations naturelles qu’offrait le tuf. On peut également voir au vieux cimetière, des tombes creusées dans le tuf dont les contours épousent la forme du corps.

17308240Le château domine le village et les méandres du Tarn depuis le VIIIième siècle. Il eut à subir des sièges mémorables qui sont passer à la postérité : occupation par les anglais au XIVième siècle, enjeu important lors des guerres de religion.

Les protestants échouèrent en 1559 la prise de la place commandée par Arnaud de Méjanes, mais réussirent en 1562. Les catholiques reprirent la place en 1569.

Le conflit le plus mémorable demeure le siège du château de Creissels défendu par le Duc de Rohan en 1628. Ce sont 80 assiégés catholiques qui tinrent tête à une armée importante munie de canons.

L’arrivée d’une armée commandée par le Prince de Condé sauva les assiégés. Pour remercier le Duc de Rohan, le roi lui donna l’ensemble du château mais fit démolir, cinq années plus tard, les fortifications.

En 1814, un incendie eut lieu qui détruit les deux tiers du château.

Les propriétaires furent successivement Leutade au VIIIième siècle, puis passa dans les maisons de Roquefeuil, d’Armagnac, de Montcalm, d’Alençon, d’Albret et de Vendôme, de Crozat de la Croix, de Gualy.

Aujourd’hui Creissels est au première loge pour admirer le viaduc de Millau sous tous ses angles.

Vous trouverez dans la base de données, le relevé des mariages de Creissels pour la période 1793-1902 (les actes antérieurs seront publiés un peu plus tard, une fois terminés).

chapelle_st_loup_2Il y a des villages, des paroisses qui ont des histoires administratives compliquées, c’est le cas de celles relevés par Christine POURCEL.

Les 3 paroisses ou communes concernées par ce relevé sont Cassanus, Loupiac et Prix (avec son annexe de Vernet) :

  • Cassanus a été rattaché à la commune de Causse-et-Diège en 1834, en même temps que Saint-Loup
  • Prix est rattaché à Loupiac en 1834, en même temps que Mas-del-Causse
  • Loupiac (et donc Prix) sera lui même rattaché à Causse-et-Diège en 1973
  • Vernet annexe de Prix, sera en partie rattaché à Foissac en 1834, puis à Balaguier-d’Olt en 1839

Vous trouverez dans un premier temps, le relevé des naissances de ces communes dans notre base de données :

ph12_stgeniezdoltSaint Geniez d’Olt est la perle XVIII° du Rouergue. La ville respire une prospérité et une grandeur passée. Cette ville qui s’étale sur les deux rives du Lot et à laquelle la rivière a tout apportée.

La ville était particulièrement active au XVIII° siècle avec ses tanneries, ses clouteries et ses fabriques de draps. Les produits étaient transportés jusqu’en Amérique.

Forte de 5 000 habitants, Saint-Geniez était la seconde ville du Rouergue. La Révolution mit un premier coup d’arrêt à l’expansion de Saint-Geniez. Son déclin s’accentua avec la concurrence et la modernisation d’autres draperies.

A la nuit tombée, Saint-Geniez éclaire de mille feux ses nombreux monuments (cloîtres et hôtels particuliers), ce qui lui a valu, en 1999, le prix de l’Association des maires des stations touristiques.

Le visiteur qui découvre Saint-Geniez pour la première fois est surpris par la richesse architecturale de cette ville. On y trouve de grandes places, des églises, des hôtels particuliers construits par la bourgeoisie, témoins des temps prospères de la ville.

Source : http://www.aveyron.com

Grâce au travail titanesque de Aline Charles, Christian Such, Henri Vacaresse et du regretté Maurice Balfourier vous pouvez accéder au relevé des mariages et des décès de cette commune importante de l’Aveyron (plus de 30 000 actes relevés). Merci à toute cette brillante équipe.

Les naissances seront prochainement ajoutées.

peyre_3___pbvfComprégnac se situe dans un méandre du Tarn, à une douzaine de kilomètres en aval de Millau, au cœur des Raspes. La commune de Comprégnac regroupe deux villages, Peyre et Comprégnac, et se situe en totalité sur la rive droite du Tarn.

Le Village de Peyre est situé à une dizaine de km en aval de Millau et il fait partie de la commune de Comprégnac. Peyre a été le dixième village d’Aveyron à être classé “Plus beau Village de France“. C’était en septembre 2003 et c’est allé très vite.
Difficile de ne pas tomber sous le charme de ce village adossé à sa falaise de tuf percées de grottes ? L’homme préhistorique des causses devait déjà y séjourner avec bonheur.

Bien sûr, il y a l’église Saint Christophe.Eglise qui profite en partie d’une cavité de la falaise et dont la première édification remonte XIeme siècle avant d’être fortifiée au XVIIème. Pour une meilleure vue, on peut monter au Puech d’Auzet.

Comme l’église de Peyre est vouée à Saint-Christophe, patron des voyageurs sans doute à l’origine de sa position de gué, le curé de l’église continue de bénir une fois l’an ceux qui ont du mal à marcher mais également les automobilistes et motards qui en font le vœu. Ce qui peut être utile pour les superstitieux qui nourrissent des craintes légitimes sur la route.

En parlant de route, Peyre, le troglodytique offre une vue unique sur le nouveau viaduc de Millau distant de près de 3 km. Une sorte de trait d’union entre les vieilles pierres de l’Histoire et l’acier du progrès.

Vous trouverez le relevé complet des mariages de Comprégnac (1738-1902) et de Peyre (1739-1830) dans notre base de données.

Source : Aveyron.com

Le village de Condom-d’Aubrac est situé en Aubrac à l’ouest de Saint-Chély-d’Aubrac et au sud-sud-ouest de la Croix-des-trois-évêques qui commémore le concile qui se tint au mont Hélanus au VIème siècle.

Perché à 940 m, sur une hauteur bordée à l’est par une Boralde qui descend du bois de Rigambal (appelée en cet endroit le ruisseau des Brasses) et vient former avec deux autres affluents la « Boralde de Flaujac » et arrose au passage l’abbaye de Bonneval avant de rejoindre Flaujac et de se jeter dans le Lot avant Espalion.

Son histoire fut parallèle et complémentaire à celle de Saint-Chély-d’Aubrac. Son évolution fut liée à l’activité de la Dômerie d’Aubrac et de ses moines, du Moyen Âge à la Révolution française.

Condom, Salgues, La Bastide et Aunac ont chacun une église et un cimetière, souvenir des paroisses, avant la création des communes à la période révolutionnaire :

  • 1790-1794: Condom absorbe Le Serre
  • 1837: Condom absorbe Aunac
  • 1919: Condom prend le nom de Condom-d’Aubrac

L’église Saint-Pierre d’Aunac (XII-XIIIème siècle)

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L’église Saint-Pierre d’Aunac est la plus ancienne construction de la commune de Condom-d’Aubrac.

Les textes la mentionnent pour la première fois en 1264, mais des détails d’architecture laissent supposer qu’une église romane existait déjà au XIIème siècle.

Aunac était un prieuré relativement important qui compta parmi ses prieurs des nobles et des docteurs en théologie.

Jusqu’en 1777, la paroisse rassemblait les villages d’Aunac, Auriech, Ambessière, Bieysses, Canto Messo, Marels, Les Basses, la moitié ouest de La Bastide ainsi que les moulins du Martinet et de Terral. La transformation de la chapelle Sainte-Marie-Madeleine de la Bastide en église, en 1777, et la création d’une église à Salgues Hautes, près d’un siècle plus tard, devaient entraîner la disparition de la paroisse d’Aunac au XXème siècle.

Les dépouillements de ces paroisses ont été réalisés conjointement par Irène MARET, Pierre AYRAL et Georges POUJOULY.

Ville récente d’environ 170 ans, Decazeville est l’une des premières qui a été bâtie autour et à cause de l’industrie. A l’origine, on y trouvait des marécages,  le domaine de Lassalle et trois villages : St Roch, Vialarels, St Michel.

Le Duc Decazes, ambassadeur de Louis XVIII en Angleterre, avec l’aide de François Cabrol va implanter la sidérurgie à Decazeville en suivant la méthode à l’anglaise : fabriquer de la fonte avec du charbon et du minerai de fer. C’est le début de la révolution industrielle à Decazeville et dans le bassin où l’on commence à exploiter le charbon dans des galeries souterraines.

La première coulée de fonte a lieu pour la Noël 1828 sur le site de la Forézie à Firmi. L’usine est ensuite déplacée au lieu-dit Lassalle. Decazeville devient commune en 1834 et prend le nom de son fondateur. La ville connaît de grands jours (en 1842 c’est la plus importante usine sidérurgique en France) et est en pleine expansion jusqu’en 1855, date à laquelle le traité de libre échange signé avec l’Angleterre provoque une très longue crise métallurgique nationale. L’exploitation de la mine à ciel ouvert, la Découverte, débute en 1892. Il faut attendre la fin du XIXe siècle avec la modernisation des équipements et la première guerre mondiale pour voir une nette reprise, mais la métallurgie décline peu à peu, après la guerre. Les mines souterraines sont abandonnées en 1966. La concentration des efforts s’est donc effectuée sur la mine à ciel ouvert, « la Découverte » qui est devenue la plus grande exploitation de ce type en France (3,7 km de long, 2,5 km de large, 250 m de profondeur). Aujourd’hui, l’activité est définitivement arrêtée depuis 2001, mais la ville reste très empreinte de son passé minier. Le site de la « Découverte » est en cours de réhabilitation.

Dans cette commune de création récente (1834) et industrielle, les mariés venaient de toute la région et même d’au-delà. Vous les retrouverez tous dans le relevé des mariages, qui a été réalisé par : Michèle CLOAREC, Claudine COURTOIS-BOUDIER et Jean-Alain MAGNAVAL. Le travail de traitement pour intégration dans la base a été réalisé par Danielle GENNAT et Pierre AYRAL. Nous les remercions tous pour cet important travail.

gantsSi aujourd’hui Millau est connu et reconnu pour son viaduc, il fut un temps ou Millau rimait avec peaux.

La proximité des bergeries des Causses a donné aux Millavois la matière première pour développer une industrie liée au travail des dérivés ovins : les peaux et la laine et plus spécifiquement la ganterie et le travail du feutre. Les différents corps de métier se retrouvent au fil des actes : mégissier, tanneur, affineur sur cuir, blancher, coloriste, teinturier, gantier, chapelier, marchand. Avec ses 7000 ouvriers, Millau fut la capitale du gant par un savoir-faire et un travail des peux rendues fines, souples et moelleuses.

gants_rougesA l’aube de XXI siècle, de cette splendeur passé, il ne reste que deux fabricants travaillant pour le marché confidentiel des grands couturiers et des maisons de luxe « La vraie capitale mondiale du gant est aux Philippines, à Manille, véritable plaque tournante de toute la production asiatique », constate amèrement Christian Causse, président de la Fédération syndicale de la ganterie, et qui, par tradition familiale, se bat pour le maintien d’un savoir-faire inégalé.

Grâce à un travail collectif orchestré par Jean-Paul Hot, nous avons pu ajouter dans notre base de données les mariages de Millau sur la période 1788-1899, soit près de 10 000 actes. Au nom de tous, nous remercions Jean-Paul Hot et tous les bénévoles qui ont contribués à cet immense travail.

Merci aussi à Marie Luxembourg et à Danielle Gennat pour le traitement du fichier reçu, pour le rendre conforme à nos outils informatiques.

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