Monday, October 23, 2017
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Relevé des paroisses de Maleville

Publié par Le C.G.R. Le 13 octobre 2011 AJOUTER UN COMMENTAIRE

Marc Cadilhac oeuvre discrètement, et très régulièrement il nous adresse des relevés. Une nouvelle fois il permet à tous de pouvoir retrouver des ancêtres grâce à son travail sur les paroisses de Artigues, Lalo, Mauron et Maleville pour lesquelles il a relevé les baptêmes et les sépultures.

Il s’agit ici d’un total de plus de 15000 actes, ajouté aujourd’hui dans la base de données du Cercle !!!

Merci à Marc de partager tout cela.

Nos remerciements s’adressent aussi à Alain Lacombe qui a traité les fichiers.

Relevé des mariages de Campagnac

Publié par Le C.G.R. Le 11 septembre 2011 AJOUTER UN COMMENTAIRE

Campagnac s’est probablement développé autour d’un relais gallo-romain, étape sur la voie antique qui reliait Rodez au Gévaudan. Le radical « ac » signifierait « domaine de ».

Les belles demeures de l’époque du XVIII° et les « mesures à grains » sur la Place, témoignent de l’activité commerciale que connut la cité de par sa position routière (voir photothèque du site).

Eglise néo-gothique (1895) – rétable du XVII° siècle avec 15 médaillons figurant les mystères du Rosaire.

Le Saint Sépulcre, chapelle du XVIII° siècle à l’Est de la commune (entourée de légendes) permet un beau panorama sur la Vallée du Lot et l’Aubrac ainsi que le hameau de La Plancelle.

A Saint-Urbain, site gallo-romain, fontaine avec double voussure et four à pain au Viala également

Maisons fortes au Ginou et Aiguevives

Le Landonesq, Le Grand-Viala, Le Vialaret, Caumels, Termenoux, Peyrot, Le Monnet près de la Gare sont aussi des Hameaux de la commune de Campagnac.

Vous trouverez dans la base de données du Cercle, le relevé des mariages de Campagnac (1796-1902), travail précieux de Gilbert Cabanettes.

Relevé des mariages de Compolibat

Publié par Le C.G.R. Le 10 septembre 2011 AJOUTER UN COMMENTAIRE

Le nom de Complibat se lit en premier dans le testament du comte de Rodez, Raymond II, en 961, où il est écrit Campolivado . Puis, on trouve la mention Campo Libato ou Campus Libatus2. En occitan on écrit « Complibat » prononcé ‘Coumplibat’.

Au Xème siècle, la terre (alleu) et l’église de Campolivado appartenaient à Raymond comte de Rouergue, qui fut tué en se rendant à Saint-Jacques de Compostelle. Il avait épousé une nièce du Roi d’Italie et était fort riche. Dans son testament, il légua à certains de ses enfants les châteaux et terres d’Aubin, Brandonnet, Compolibat (à la fille d’Odoin), Cransac, et d’autres fiefs.

François Fourmaux a réalisé le relevé des mariages de Compolibat sur la période 1681-1899. Au nom de tous nous le remercions, ainsi que Danielle Gennat qui a assuré le traitement de ce relevé.

Naissances de Druelle (1838-1895)

Publié par Le C.G.R. Le 9 septembre 2011 AJOUTER UN COMMENTAIRE

Druèla

Le vieux chef lieu de ce territoire était Ampiac. Druelle est un centre récent.

Druelle, sur le passage du camin rodanés, chemin de Rodez à Villefranche, appartenait en 1171 à la famille de Saint-Paul. Bonnecombe y avait des droits.

Au XIIIe siècle, les La Barrière en étaient seigneurs. De la fin du XIIe au XVe siècle, les Rossinhol et les Bournazel, du Bourg de Rodez, en furent coseigneurs. Les Viguier (fin XVe siècle-1565) succédèrent aux Bournazel. Les Girard ou Guisard y eurent des droits (1520-1578).

Les Rossinhol se maintinrent jusqu’à la fin de XVIe siècle. Pierre Rodat receveur des décimes (impôts ecclésiastiques), acquit la terre avant 1614. En 1634, Guillaume Rodat y acheta une métairie à Jean Salvan, d’Espalion, qui l’avait reçue d’Antoine Salvan, architecte de la cathédrale de Rodez, son grand-oncle (et qui l’avait acquise en 1510).

Sainte-Emilie de Rodat naquit à Druelle le 6 septembre 1787.

Danielle Clamens a relevé les naissances de Druelle sur la période 1838-1895, et nous la remercions, comme Gilbert Cabanettes qui a assuré le traitement du fichier.

Relevé de Goutrens

Publié par Le C.G.R. Le 27 juillet 2011 AJOUTER UN COMMENTAIRE

Goutrens a été rendu célèbre par le célèbre cinéaste aveyronnais Georges Rouquier est son diptyque : [W:Farrebique] et [W:Biquefarre] (du nom de deux lieux-dits de la commune).

L’esprit Rouquier sur le monde agricole

Farrebique, c’est l’histoire documentaire de la famille paysanne et des voisins de Georges Rouquier. C’est une chronique paysanne au cœur du Rouergue de l’après-guerre (1946). Rouquier revient voir 38 ans plus tard les protagonistes pour tourner le pendant de Farrebique. Ce sera, en 1983, Biquefarre, relatant par contraste la révolution agricole vécue en quatre décennies à Goutrens. Auréolé de succès internationaux pour ses films, Rouquier n’en a pas moins été un comédien et documentariste prolifique. La mémoire de l’homme qui s’est éteint en 1989 à l’âge de 80 ans méritait bien un musée aveyronnais, bien entendu ce musée est à Goutrens.

Une autre façon de mieux connaitre Goutrens, c’est de consulter le relevé de Christine Mogarra sur cette commune. Vous trouverez dans la base de données, les naissances (1799-1899), les mariages (1668-1899), et les décès (1799-1899) soit plus de 8000 actes.

Un grand merci à elle pour ce précieux travail.

Naissances de La Rouquette

Publié par Le C.G.R. Le 6 juillet 2011 AJOUTER UN COMMENTAIRE

Pays d’eaux et de bois, la Rouquette est un petit paradis pour les pêcheurs et les promeneurs, amateurs de découverte du sentier botanique et des sentiers de randonnée ouverts aux marcheurs, vététistes ou cavaliers ; les pèlerins cheminant vers Saint Jacques de Compostelle empruntent d’ailleurs souvent le GR proposé à cet effet.

Les visiteurs s’étonnent toujours du nombre de moulins anciens typiques de la région : sont à voir au fil de l’Aveyron des moulins à papier et autres ; est à visiter sur le Dassout près du bourg, le Moulin à roue horizontale de Castel, parfaitement restaurée qui produit encore l’été de la farine comme au 17ème siècle.

Théâtres d’affrontements au 14ème siècle avec les anglais, puis au 16e entre catholiques et [W:huguenots], beaucoup de hameaux offrent cependant encore le spectacle de magnifiques fours à pain et lavoirs entretenus par les associations locales, de même que les 3 églises éparpillées dans les villages. Celle de La Rouquette, campée près de la rivière depuis le 13ème siècle est rehaussée d’un clocher peigne, d’un porche à colonnes, de la coquille de Saint Jacques de Compostelle et de l’écusson de son bâtisseur : Antoine de Morlhon.

Du château de La Rouquettte il subsiste la tour, voisine du lavoir, tandis que celui d’Orlhonac domine la plaine depuis de 13ème siècle. Réaménagé vers 1830, il n’englobe plus l’église mais offre un paysage attrayant depuis les rives de l’Aveyron.
Si le château de La Bastide Capdenac a été détruit, évoqué aujourd’hui par son « champ du donjon », son mur d’enceinte est encore visible grâce à une association locale.

Source : http://www.larouquette.org

Grâce à Charles Dietsch et au travail de révision de Danielle Seimandi-Gennat, nous avons le plaisir de vous annoncer que les naissances de La Rouquette sur la période 1622-1899 sont maintenant inclus dans notre base de données.

Relevés d’Anglars-Saint-Félix

Publié par Le C.G.R. Le 25 avril 2011 AJOUTER UN COMMENTAIRE

La commune d’Anglars-Saint-Félix se situe entre Causse et Ségala, à mi-chemin des principaux pôles d’activité de la région : Rodez-Villefranche-Decazeville. Elle est composée de 2 villages : Anglars et Saint-Félix, aux portes de Rignac et de hameaux dispersés.

Avec 588 habitants lors du dernier recensement (26 habitants au km²) elle est l’une des plus peuplées du canton de Rignac. L’activité économique est principalement agricole, basée sur l’élevage. Toutefois, depuis quelques années, nous constatons une évolution due à la proximité des bassins d’emploi avec l’installation de ménages travaillant dans les centres voisins qui désirent profiter de la qualité de vie de nos campagnes. Cette mixité de population favorise l’ouverture vers l’extérieur et des relations enrichissantes.

La Municipalité a engagé une opération de sauvegarde du petit patrimoine rural qui consiste en la restauration d’édifices : croix, travail, lavoir, fours à pain, fontaines…Ces restaurations permettront de renforcer l’identité patrimoniale de la commune en recréant des lieux d’animation lors de rencontre autour de pratiques traditionnelles, telle que la cuisson collective du pain et la renaissance d’une convivialité. La plupart d’entre eux se trouve aux abords d’un sentier pédestre répertorié dans le topo-guide édité par le plateau Montbazens-Rignac. Ce sentier pédestre traverse de part en part notre commune, il permet aux randonneurs de profiter d’un environnement paisible et de traverser des sites aux paysages variés.

Les deux églises ont, elles aussi, été restaurées. Notamment celle d’Anglars qui date du XIIIème siècle, qui possède un retable remarquable d’une grande valeur, un bénitier central et des fonds baptismaux classés aux Monuments Historiques. Cet édifice présente donc un intérêt culturel indiscutable.

DEUX HISTOIRES PARALLELES

La création de Saint-Félix remonte aux environs de l’an 1200. L’abbé Garrie, en déchiffrant les très anciens documents, a laissé en 1940 une histoire tout à fait passionnante de Saint-Félix. C’est à son ouvrage que nous emprunterons quelques extraits significatifs.
Ce sont des religieux de l’abbaye de Bonnecombe (sur le Viaur à 10 kilomètres de Ceignac) qui prirent au XIIIème siècle possession de cette petite paroisse perdue au milieu des bois, avec une agriculture peu développée. Les terres en friche étaient occupées par les fougères, les châtaigniers et les bruyères.

A cette lointaine époque, l’abbaye de Bonnecombe prit Saint-Félix comme centre de ses possessions et c’est pour cette raison que fut créée La Grange de Saint-Félix. Elle servait à l’exploitation d’un beau domaine et à la perception de toutes les redevances seigneuriales.

Ce qui donna aussi pendant plusieurs siècles une importance à Saint-Félix, c’était le Pont de la Molède. A ce pont aboutissaient :

  • La route du pont à Rignac,
  • Le chemin du pont au château de la Pradelle,
  • Le chemin du pont à la seigneurie de Roussennac,
  • Le chemin du pont à Saint Félix.

A la grange de Saint-Félix (qu’on dénommait aussi le Château) était attaché un fermier, sorte de régisseur qui veillait aux intérêts des religieux de Bonnecombe en percevant les dîmes, cens et autres fermages.

Au cours de la guerre de Cent ans dont une grande partie se déroula dans le Sud-Ouest en raison des possessions anglaises en Guyenne, on note qu’il y eut un épisode à Saint-Félix qui se situe vers 1365, où la paroisse résista à l’envoyé des armées anglaises qui fut blessé et il semble que le château ne fut pas investi.

(d’après un article figurant dans une brochure éditée en 1993 « Saint Félix en France – Au pays des traditions occitanes »)

Stéphanie Barbey a réalisé un très gros et précieux relevés de cette commune avec plus de 13000 actes relevés. Vous trouverez les naissances (1668-1899), les mariages (1865-1899), et les décès (1662-1899). Au nom de vous tous nous remercions Stéphanie pour ce beau travail.

Mariages de Sebrazac

Publié par Le C.G.R. Le 20 avril 2011 AJOUTER UN COMMENTAIRE

Riche de vallées ombragées et de côteaux ensoleillés, SEBRAZAC, tout en grès rose, a su garder son aspect d’antan.

Son église des XIIème et XIIIème siècle est un bijou d’art roman avec son choeur vouté en « cul-de-four » et son clocher à peigne.

A Saint-Geniez-des-Ers, l’église du XVème siècle et le village, aux bâtisses en calcaire, dominent majestueusement la Vallée du Lot.

D’ici, un large panorama sur les plateaux de l’Aubrac s’étend à l’horizon.

Traversant de part en part la Commune, le GR 65, tronçon historique du Chemin de Saint Jacques de Compostelle, classé au patrimoine Mondial de l’Unesco, longe les berges du Lot.

Le sentier égrène d’inoubliables curiosités : les paysages de terrasses emblématiques du plus petit vignoble de France, l’appellation Vin d’Estaing, le château de BEAUREGARD, l »Eglise champêtre de Trédou, le village de Verrières et son château.

Grâce en partie aux photos de Patrick Agniel et au relevé de Gilbert Cabanettes, les mariages de Sebrazac sur la période post-révolutionnaire ont été ajoutés à la base de données.

Relevés de Saint-Genies-des-Ers

Publié par Le C.G.R. Le 20 avril 2011 AJOUTER UN COMMENTAIRE

Saint-Geniez-des-Ers, jadis Saint-Geniez-de-la-Pinha, de Cadamarans ou d’Estaing, se trouve également orthographié « Sainct Genes des Herbez » ou « Saint Genest des Herbes » (vers 1550) ou « St-Geniès-dels-Erres » (vers 1770).

Les données qui suivent sont issues du livre « Al canton, Estaing ».

Dans un recensement daté de 1349 (mais probablement antérieur), il est noté que la « Parochia Sancti Genesiide la Pinha » comporte 48 feux (foyers). La paroisse englobe le bourg et les villages environnants.

Le clocher à baies de « Sent-Ginièis-dels-Ers » est bâtit en 1551.

A l’occasion de la visite pastorale du 8 mai 1738, il est mentionné 150 communiants pour la paroisse « Saint-Geniez d’Estaing ».

En 1771, une grande enquête est lancée auprès des curés, par l’évêque de Rodez. Les informations récoltées nous donnent un intéressant aperçu de la vie à Saint Geniez à la fin de l’Ancien Régime.

En 1771, les lettres et paquets sont acheminés par le porteur d’Estaing, qui part de Rodez, les mardis.

Le village est distant de « quatre lieues et demi » de Rodez, et « Il faut près de trois quarts d’heures à un homme à pied pour parcourir la paroisse dans son plus petit diamètre et cinq quart[s] d’heures dans son plus grand diamètre.

La paroisse comprend 224 habitants « en y comprenant les vieillards et les enfants », dont 70 au bourg.

« Il y a dix-huit pauvres : dix invalides et huit valides, qui ont besoin d’être soulagés en partie. Il n’y en a aucun qui ait mendié jusques ici ; mais il est à craindre que, si ces mauvaises années continuent, il n’y en aye, ce qui n’arrivera qu’à la dernière extrémité, n’étant pas accoutumés à la faire et sçachant se contenter de peu. »

Il n’y a ni hôpital, ni chirurgien (médecin) dans la paroisse, et, en ce qui concerne la sage-femme, « il n’y en a pas à titre ; celle qui en fait les fonctions n’a d’autres sçavoir qu’un peu d’expérience.

« Il n’y a pas de maître ni de maîtresse d’école.

« On y cueille du froment, seigle, orge, avoine, bled sarrazin, ers, gyaisses (gesses), haricots ; presque tous sèment des pomes de terre ».

« Il n’y a pas beaucoup de pâturages. il peut y avoir sept à huit cens bêtes à laine, et cinquante bêtes à corne, bœufs ou vaches. Faute de pâturages, les terres qui seroient assés bonnes, n’étant pas fiantées et se trouvant maigres, ne produisent que peu, surtout dans un temps de sécheresse. »

« Il y a dix et neuf paires de bœufs employés au labour, et quatre paires de vaches. »

« Il n’y a presque pas de terres en friche ; le paysan, étant très laborieux, tâche de tirer parti de tout. »

« Comme on recueille un peu de tout dans la paroisse, la récolte d’une année commune seroit suffisante pour nourrir les paroissiens ; les rentes qu’ils payent, étant exorbitantes, font qu’il ne peut pas y avoir d’aisance. » (Les réponses concernant les autres paroisses des environs sont nettement moins positives, les récoltes permettant de couvrir un quart à deux tiers de besoins des habitants.)

(A la question : Y a-t-il des métiers dans la paroisse ?) « Il n’y a que deux tisserans occupés à faire de la toile du paysan, et encore sont-ils obligés de partager leur temps pour la culture de leur bien. » Il n’y a pas de commerces.

En 1787, la paroisse contient 240 habitants :

  • Saint Geniès : 17 maisons.
  • Franqueirade : 12 maisons.
  • Laval, Sarremejane : 3 maisons.
  • Fraunac, La Roquette : 2 maisons.
  • Alaux, Blamont, Le Fraisse, Malrieu, Romanètes, Romaniès : 1 maison.

Source : http://www.saint-geniez-des-ers.net/

Les relevés de cette paroisse de Sébrazac ont été ajoutés dans la base de données, grâce au travail de Guy RICOU. Baptêmes (1699-1799), Sépultures (1699-1799), les mariages (1700-1822) étaient déjà dans notre base.

Mariages de Sainte-Radegonde

Publié par Le C.G.R. Le 18 avril 2011 AJOUTER UN COMMENTAIRE

Le Blason de Sainte Radegonde réunit les symboles de son origine et de son histoire

La crosse épiscopale

Sainte Radegonde est une très ancienne dépendance des évêques de Rodez : les archives parlent déjà vers 1200 de «Santa Ratgunz». Sans seigneur résidant, mais sous l »autorité toute proche de l »évêque, représenté par un capitaine, la population put construire un fort pour se défendre des bandes ennemies : c »était vers la fin du XIVème siècle, encore au début de la guerre de cent ans. Cette forteresse-refuge avec une quarantaine de chambres fut élevée au-dessus de l »église même, comme pour cumuler la double protection des murs et du lieu-saint. Lorsqu »il fallut doter le collège récemment créé à Rodez, l »évêque céda à ce dernier, le prieuré de Sainte Radegonde, vers la fin du XVIème siècle, mais conserva jusqu »à la Révolution la seigneurie et la haute justice. L »autorité de l »évêque est symbolisée par la crosse, bâton à volute du berger.

Les insignes royaux

La Sainte Patronne de l »Eglise et du village de Radegonde, naquit en 519. Elle mourut à Poitiers le 13 avril 587 et on a célébré le 1400e anniversaire de sa mort. Elle était la fille de Berthaire, roi de Thuringe (Saxe). Elle épousa Clotaire 1er, roi de Soissons (538), puis se retira à Poitiers où elle fonda le monastère de Sainte-Croix, donnant l »exemple de toutes les vertus. Une couronne et un sceptre pourraient symboliser sa royauté.

Le bras reliquaire

Mais, il a paru bon d »enrichir le symbole par une allusion plus directe au village rouergat. A la mort de la Sainte, les malades affluèrent à Poitiers auprès de son tombeau. Dans l »église de Sainte Radegonde, une peinture murale représentant des pèlerins rappellerait, selon certains, l »extraordinaire ferveur qui s »était développé en Poitou. Selon d »autres, la scène se rapporterait à la dévotion locale. En effet, si le village porte le nom de la sainte, c »est qu »il a eu la chance d »hériter d »un fragment de son bras. Ce fut le début de sa renommée. En raison de cette relique, on fit faire (et refaire) un bras reliquaire en argent et les pèlerins perclus venaient prier la sainte, demandant le soulagement de leurs misères. S »ils obtenaient guérison, ils laissaient en ex-voto une béquille ou une figuration du membre guéri. C »est exactement la scène peinte dans l »église. Ainsi le sceptre devenu bras reliquaire sur le blason évoque le patronage bienfaisant de la reine et la spécialisation qu »elle s »était acquise auprès des fidèles.

La couronne royale

En 1627, un jésuite de Rodez, originaire de Poitiers, Joseph Dumontier, voulut faire connaître l »Histoire de la vie incomparable de Sainte Radegonde, reine de France. Il avait d »autant plus de raison de le faire que le prieuré rouergat appartenait, comme nous l »avons vu, aux jésuites de Rodez. Il publia sous ce titre, à Rodez, un ouvrage dédié à l »abbesse de Sainte Croix de Poitiers, Charlotte de Naussau, princesse d »Orange. Après que les jésuites eurent été interdits (1762), le Collège de Rodez devint collège royal, et il conserva le prieuré de Sainte Radegonde. Il y avait, décidément, une nouvelle raison de placer tout en haut une couronne.

La forme du blason s »inspire de celle qui figure au XIIIe siècle sur les sceaux des Comtes de Rodez. Elle est contemporaine des premières mentions de Sainte Radegonde.

d’après Jean DELMAS (ancien Directeur des Archives Départementales de l’Aveyron)

Grâce au travail de Murielle Bregolato nous avons pu ajouter dans la base de données du Cercle, les mariages pour la période 1793-1902 de Sainte-Radegonde

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