Thursday, August 17, 2017
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Réunion Antenne de Paris

Publié par Le C.G.R. Le 4 octobre 2012 AJOUTER UN COMMENTAIRE

L’Antenne Ile-de-France du Cercle Généalogique du Rouergue dans le cadre dans ces réunions mensuelles organise une conférence :

le samedi 6 octobre 2012
dans la salle habituelle

Cette conférence présentée par Yves Carcenac aura comme sujet : Henri Carcenac (1790-1855) : Un maire de Rodez tourné vers l’avenir ».

Né à Rodez à l’orée de la Révolution, mort au début du Second Empire, Henri Carcenac marque de son empreinte la vie ruthénoise et aveyronnaise de la première moitié du XIX° siècle.

C’est un entrepreneur moderniste et social, créateur de nombreux emplois dans ses usines du Monastère et de Salles-la-Source. Un défenseur de projets d’avant-garde, comme ce pont suspendu imaginé pour raccourcir la route de Rodez à Millau et amener les eaux potables au chef-lieu.

C’est aussi, à deux reprises, le maire de Rodez. De 1830 à 1835, sous la Monarchie de Juillet, puis en 1848-1849, lors de l’instauration de la II° République. Sous son impulsion, la ville s’ouvre à l’innovation. Mais aucun de ses mandats n’ira à son terme, car cet édile respecté irrite le pouvoir central. Trop à cheval sur les principes, trop en avance sur son temps, et surtout trop républicain.

Né à Rodez en 1942, ancien élève du lycée Foch, licencié es Sciences économiques, Yves Carcenac sort de l’ENA en 1974 et choisit les ministères sociaux. Après un passage à la Cour des Comptes, il est notamment délégué adjoint à l’emploi puis directeur de l’administration générale et de la modernisation des services au ministère du Travail, avant d’être nommé inspecteur général des Affaires sociales. Entre 1995 et 2000, il est en outre président de l’AFPA.

Yves Carcenac se consacre désormais à l’écriture de biographies et d’oeuvres de fiction. Venant après celle de Ferdinand Janssoulé (1834-1883), Le Lascar de Montmartre, un franc-tireur de la Commune, cette biographie d’Henri Carcenac inaugure une nouvelle collection, dédiée à la vie de personnalités qui ont marqué l’histoire de nos territoires.

Saint-Chély-d’Aubrac au fil du temps…

Publié par Le C.G.R. Le 4 septembre 2012 AJOUTER UN COMMENTAIRE

Saint-Chély-d’Aubrac au fil du temps… de Louis et Janine Soonckindt, Pierre Pradel.
Préface de Jean Delmas, Conservateur général honoraire du Patrimoine

Cet ouvrage est édité en collaboration avec les Associations, Sauvegarde du Rouergue et Les Amis du Moulin de Terral.

Le but des auteurs n’est pas de retracer l’histoire exhaustive de Saint-Chély-d’Aubrac, mais d’en évoquer quelques aspects au cours des âges.

En douze chapitres ils exposent ce que furent les débuts du village, puis la vie du Moyen Âge jusqu’au XIXe siècle. D’importants chapitres décrivent la féodalité, la justice, l’église et son évolution, le clergé, les périodes agitées de la Révolution, et deux siècles d’enseignement depuis 1630. La vie quotidienne de la population y est évoquée et vous retrouverez des noms de famille toujours présents dans la commune.

L’étude se termine par l’historique et la restauration aux XXe et XXIe siècles du Pont des Pèlerins, de la maison de La Tour, du moulin du Fabras, du monument Talon et de la Tour de Bonnefon.

Cet ouvrage d’environ 140 pages (format 21×29.7) comprend de nombreuses illustrations et des plans inédits. Papier satiné 135 g. Reliure dos carré. Parution à l’automne 2012. Tirage limité.

http://stchelydaubracaufildutemps.skynetblogs.be

Prix en souscription jusqu’au 15 octobre 2012 : 29,50 euros franco (suivi sécurisé).
Pour commander : adresser un chèque de 29,50 euros libellé à l’ordre des « Amis du Moulin de Terral » à : Louis SOONCKINDT, BP 7222, 34086 MONTPELLIER cedex 4
A partir du 16 octobre le prix sera de 34,50 euros.

« Mœurs et coutumes du Rouergue »

Publié par Le C.G.R. Le 3 septembre 2012 AJOUTER UN COMMENTAIRE

Mœurs et coutumes du Rouergue, vocabulaire des institutions

Afrairament, agencement, agina, ami charnel, bastais, candolage, cantage, causselle, espèrlas, jacille, litre ou ceinture funéraire, noviage, parran, patélou, reinage, verquière… Les archives aveyronnaises et la tradition orale nous livrent des centaines de mots, en général absents des dictionnaires ou rarement expliqués. Pourtant ils désignent des usages et des modes de penser de nos prédécesseurs dont nous sommes sans  bien le savoir les héritiers. C’est une part de notre identité culturelle et il est bon d’en avoir connaissance et conscience.

Un siècle après le Dictionnaire des Institutions, Mœurs et Coutumes du Rouergue de l’archiviste Henri Affre (1903), tenant compte de l’apport des archives publiques ou privées, des enquêtes ethnographiques et du progrès de la recherche en histoire, en ethnologie, en linguistique ou en archéologie, l’auteur a publié dans le Bulletin du Cercle Généalogique du Rouergue une série d’études sur les usages   de ce pays. Ce premier volume qui réunit 51 chapitres présente et analyse 800 mots environ sur des thèmes aussi divers que la famille, la vie humaine (naissance, enfance, jeunesse, mariage, âge adulte, décès), la société (classes sociales, identités collectives, sauvetés, péages, etc.), les jours fastes et néfastes…

L’auteur : Jean Delmas a été directeur des Archives départementales de l’Aveyron, conservateur du Musée du Rouergue et membre de la Commission du Patrimoine ethnologique au Ministère de la Culture.

Bon de commande à imprimer et à renvoyer au CGR

« L’art de juger » de Jean Maurel

Publié par Le C.G.R. Le 2 septembre 2012 AJOUTER UN COMMENTAIRE

A  paraître…

L’art de juger au XVIIIe siècle en Rouergue et à Toulouse de Jean MAUREL
Préface de Jean DELMAS, conservateur général du patrimoine e. r., ancien directeur des Archives départementales de l’Aveyron, et de Jean LE POTTIER, conservateur général du patrimoine, directeur des Archives départementales de la Haute-Garonne.

Présentation de l’ouvrage par l’éditeur (Les Amis des Archives de la Haute-Garonne) :

Sous ce titre austère, [l’auteur] nous transmets ses connaissances de plus de dix années de dépouillement d’archives judiciaires provenant de la sénéchaussée présidiale et de la prévôté de Rodez, ainsi que des sacs à procès du parlement de Toulouse. Très méthodique, mais aussi très vivant, ce livre nous permet de comprendre le fonctionnement complexe de la justice criminelle au siècle des Lumières : il nous immerge dans les tréfonds de la société et nous dévoile les rouages des institutions avec des exemples commentés, parfois savoureux, toujours imagés. Un précieux et indispensable glossaire complète cet ouvrage où l’auteur fait varier la focale de son objectif : les moindres villages du Rouergue comme l’immense ressort du parlement de Toulouse, de la Gascogne au Rhône, de Tarbes à Annonay et des confins de l’Auvergne aux Pyrénées.

Rempli d’humanité et fort éloigné de la théorie juridique abstraite, exclusivement fondé sur la pratique et les sources les plus complètes, cet ouvrage intéressera les historiens des faits sociaux, du droit, des mentalités … aussi bien que les chercheurs amateurs, les généalogistes et tous les curieux du passé, en livrant des clefs d’interprétation essentielles et une base de réflexion particulièrement solide sur une des fonctions sociales les plus graves : juger.

CONTENU DE L’OUVRAGE

Première partie : LA MACHINE JUDICIAIRE.

1 – LA MATIÈRE CRIMINELLE AU XVIIIe SIÈCLE.

–       1.1 – Quelles infractions ?

–       1.2 – Le grand criminel et le petit criminel.

–       1.3 – Du crime aux poursuites : l’ordonnance d’enquis ou l’amorçage d’une procédure.

2 – L’APPAREIL DE JUSTICE.              

–       2.1 – L’ossature de la machine judiciaire.

–       2.2 – Des statuts différents et une dose d’hétérogénéité.

–       2.4 – La maréchaussée, acteur judiciaire… sous tutelle.

3 – DES MAGISTRATS OU ASSIMILÉS, A PLUSIEURS NIVEAUX.

–       3.1 – Les tâches : instruire, requérir, juger.

–       3.2 – À une justice seigneuriale.            

–       3.3 – À une justice royale inférieure. 

–       3.4 – À une justice « municipale ».

–       3.5 – Avec plusieurs hauts-justiciers en un même lieu.

–       3.6 – À un siège de sénéchaussée.

–       3.7 – En procédure prévôtale.

–       3.8 – En procédure présidiale.

–       3.9 – En appel au parlement.

–       3.10 – …et quelle « humaine matière ».

4 – DES APPUIS ET DES MOYENS, POUR L’ŒUVRE DE JUSTICE.

–       4.1 – Les tâches d’écriture.

–       4.2 – Les tâches de main-forte.

–       4.3 – Les tâches d’écroue.

–       4.4 – Les tâches pour châtier.

–       4.5 – … et des femmes, auxiliaires, également.

Seconde partie : LE GRAND CRIMINEL.

5 – AIGUILLER, AU GRAND CRIMINEL.

–       5.1 – Cas ordinaires et cas royaux.

–       5.1 – Cas prévôtaux et présidiaux.

6  – INSTRUIRE AU GRAND CRIMINEL.

–       6.1 – Un éventail de cheminements.

–       6.2 – L’instruction à la justice d’un lieu.

–       6.3 – L’instruction commencée au lieu, poursuivie à la sénéchaussée.

–       6.4 – L’instruction dès l’origine à une sénéchaussée.

–       6.5 – L’instruction des cas prévôtaux.

–       6.6 – L’instruction des cas présidiaux.

–       6.7 – …d’autorité du parlement.

7 – JUGER : SENTENCES, ARRÊTS, DERNIER RESSORT.

–       7.1 – En vue, pour l’essentiel, les châtiments.

–       7.2 – Aux lieux ou aux sénéchaussées, des sentences.

–       7.3 – Au parlement de Toulouse, des arrêts.

–       7.4 – Des jugements en dernier ressort.

8 – ECHAPPER AUX CHÂTIMENTS.

–       8.1 – De nombreux « impoursuivis ».

–       8.2 – Les contumaces et les exécutions figuratives.

–       8.3 – Les grâces du roi et leur entérinement.

–       8.4 – Les évasions de condamnés.

9 – CHÂTIER EN ÉPARGNANT LA VIE.

–       9.1 – Couvrir de honte.

–       9.2 – Flétrir.

–       9.3 – Fustiger ou mutiler.

–       9.4 – Priver de liberté.

10 – CHÂTIER EN ÔTANT LA VIE.

–       10.1 – Montrer.

–       10.2 – Préparer.

–       10.3 – Exécuter.

–       10.4 – Traiter les dépouilles.

11 – ASSUMER LES FRAIS : UN APERCU POUR LE GRAND CRIMINEL.           

–       11.1 – La part du grand criminel, en justice.

–       11.2 – Des contraintes économiques cependant.

–       11.3 – Quelques jalons de coûts globaux.

–       11.4 – Un regard sur les coûts unitaires.

–       11.5 – Des sanctions pécuniaires accessoires.

Troisième partie : LE PETIT CRIMINEL

 12 – LE PETIT CRIMINEL ET SA SUBSTANCE.

–       12.1 – De peu de gravité, mais de bel intérêt.

–       12.2 – Un large éventail d’infractions.

–       12.3 – Les injures, menaces et écrits diffamatoires.

–       12.4 – Les violences et voies de fait.

–       12.5 – Les larcins et autres atteintes aux biens.

–       12.6 – Les gravidations.

13 – LA PROCÉDURE AU PETIT CRIMINEL.

–       13.1 – Un déroulé.

–       13.2 – En première instance.

–       13.3 – En appel.

14 – LES SANCTIONS AU PETIT CRIMINEL.

–       14.1 – Des procédures inachevées ou incomplètes.

–       13.2 – Sans trancher : civilisation du procès et hors d’instance, dépens compensés.

–       13.2 – Les sanctions non pécuniaires.

–       13.3 – Les sanctions pécuniaires au profit du plaignant.

–       13.4 – Les sanctions pécuniaires au profit d’œuvres.

–       13.5 – Les sanctions pécuniaires au profit du monde judiciaire.

En sortant de la visite…

Annexe : GLOSSAIRE ou les mots des dossiers de justice.

Pour mémoire, précédents ouvrages de l’auteur : Sur le chemin grand (1994) — Imaginez un coin de Rouergue au temps des rois (1997).—Imaginez des femmes au temps des rois en Ségala rouergat (1999) — Des écarts de conduite en Rouergue à l’aube des Lumières (2002). —- Quins 1800-2000 ou la traversée du temps par une commune du Ségala (2006).—- Avec Gilbert IMBERT : La rébellion des Naucelloises (2003).

Bon de souscription à télécharger

Mon moulin vous conte son histoire

Publié par Le C.G.R. Le 16 mars 2012 AJOUTER UN COMMENTAIRE

Mon moulin vous conte son histoire par Geneviève RIGAL-SAUREL

Si les moulins présentent une certaine attirance par leur position au bord de l’eau ou par les cascades qui tombent de leurs chaussées, ils ont eu une fonction bien particulière.

Leurs meules ont fourni pendant des siècles la farine nécessaire à la confection du pain. Et si vous désirez connaitre les occupations, plaisirs ou contraintes des meuniers et de leur famille, voici un récit qui vous éclairera sur l’histoire d’un des moulins du Pays des Sérènes, rivières qui coulent entre Rieupeyroux, Villefranche-de-Rouergue et Najac.

Format : 15 x 21 xm, 120 pages et photos anciennes.
Parution prévue en mai, 2012
Prix en souscription jusqu’au 22 avril 2012 : 10 euros
Les chèques ne seront encaissés qu’après la parution
Bulletin de souscription

Ce livre pourra vous être remis par l’auteur lors de l’Assemblée générale du Cercle généalogique le 7 juillet à Rodez, lors du Festival du livre à La Fouillade les 21 et 22 juillet, aux Archives départementales en prévenant l’auteur.

Les plus fameuses citations de l’Aveyron rassemblées par Roger Lajoie-Mazenc

C’est tout sauf une histoire sans paroles.

Entre guillemets, signé et daté, un raccourci de ce qu’Ils et Elles ont dit ou écrit.

Estimant que les traces du débat public sont un patrimoine, Roger Lajoie-Mazenc met en garde-mots des phrases sentencieuses, guillerettes, prétentieuses, spirituelles, polémistes, vaniteuses, impertinentes…

Il est allé chercher ces pépites aussi bien chez les personnages culte, nos chères élites, que chez de plus modestes adeptes du parler et de l’écrit.

Dans la bouche, sous la plume, sur la toile, il y avait matière à glaner dires et délires, bons mots, dérapages, invectives, bévues, bourdes, slogans, perles, surnoms… pour ne rien taire et laisser dire.

Drôle de façon d’écrire l’histoire ? Ici, comme dans notre existence, il ne se passe que des choses qui passent. Mais c’est notre propre histoire qui passe… et Roger Lajoie-Mazenc la retient par la manche pour mieux la détricoter.

D’où un savoureux et original recueil, florilège d’anecdotes sinon exhaustif du moins significatif d’un coin de France dont les citations sont à la hauteur des morceaux choisis qui font florès.

Certes département d’exception, l’Aveyron n’est pas en reste qui a ses diseurs et faiseurs de beaux mots ! »

Roger Lajoie-Mazenc a beaucoup donné à l’Aveyron en qualité de sportif, journaliste, militant ou élu. Il est considéré comme un observateur privilégié dont les vingt précédents ouvrages sont autant de références.

A paraître prochainement…

Publié par Le C.G.R. Le 20 février 2012 AJOUTER UN COMMENTAIRE

Dictionnaire des Familles de Gantiers et Mégissiers de Millau
Maurice Labbé
Un ouvrage de 382 pages – Format 21 x 29,7 cm à la française – 375 entrées -195 photos en noir et blanc – 22 pages couleurs – couverture avec rabats.

Avec son Dictionnaire des familles de gantiers et mégissiers de Millau, Maurice Labbé nous fait pénétrer de façon fort attachante au cœur du milieu patronal des cuirs et peaux, milieu d’une grande hétérogénéité à vrai dire, regroupant des personnages très dissemblables, de l’artisan au grand industriel. Le mérite de l’auteur n’est pas mince d’avoir recueilli plusieurs dizaines de témoignages, fouillé les généalogies et les archives des lignées.

La présentation sous forme alphabétique pourrait conférer de la sécheresse à l’ouvrage. Or, il n’en est rien. L’économique, l’humain, le politique, le religieux sourdent à chaque page pour combler le plaisir du lecteur à travers la découverte des nuances et des oppositions parmi des patrons tantôt âpres au gain, tantôt plus sociaux, sous l’impulsion des valeurs du Sillon ou celles de l’éthique protestante.

On vit les années prospères et les ruines des familles : mariages, fusions des entreprises, ventes, donnant l’image d’une intense activité gantière, désormais derrière nous.

Il faut suivre Maurice Labbé au fil des pages si riches de détails, si bien illustrées de clichés d’époque, souvent inédits. Les Millavois retrouveront bien des visages connus et comme une fragrance de cuir et de peaux. Les non-Millavois s’enrichiront d’infinies connaissances et de la découverte d’un patronat original, typique du passé manufacturier aveyronnais. » (Extrait de la préface de Roger Béteille).

En fin d’ouvrage, de riches annexes permettent de faire le point des connaissances générales que ce soit sur l’évolution des entreprises, l’histoire de l’émigration gantière, la technologie de la ganterie, la langue du métier de gantier ou bien encore une très utile liste par rue des gantiers et autre métiers de la peau.

Avec ce dictionnaire, Millau s’enrichit d’un ouvrage incontournable pour la connaissance de son passé industriel où chacun pourra venir puiser à loisir pour son plus grand profit.

Le feu et le lieu par Juliette Dumasy

Publié par Le C.G.R. Le 8 février 2012 AJOUTER UN COMMENTAIRE

Le feu et le lieu, par Juliette Dumasy
La baronnie de Sévérac-le-Château à la fin du Moyen Age
CTHS Histoire

Prenant pour guide une carte du pays de Sévérac-le-Château au début du XVIe siècle, cet ouvrage est conçu comme un voyage à travers les paysage et les communautés du Rouergue. Doté de riches  illustrations, il offre un éclairage inédit sur la morphologie des mas (hameaux) et sur l’architecture des châteaux, églises et demeures qui fondent le réseau de peuplement. Portant le regard à l’intérieur des maisons, il nous invite au coeur des familles-feux en analysant leurs stratégies et leurs pratiques, et pose la question de leur intégration dans les réseaux de solidarité et de pouvoir.

Rares sont les travaux qui proposent une étude approfondie d’un pays d’habitat dispersé à la fin du Moyen Age. Juliette Dumasy donne ici la possibilité de combler cette lacune en révélant la dynamique des rapports sociaux et et des relations bourg/hameaux.En écho aux travaux sur l’habitat groupé, elle parvient avec succès à mettre en avant l’existence d’un modèle d’organisation économique et sociale propre aux terres de mas.

Agrégée d’histoire et docteur de l’université Paris I – Panthéon-Sorbonne, Juliette Dumasy est maître de conférence à l’université d’Orléans. Ce livre est issu de sa thèse de doctorat, qui a reçu en 2009 le premier prix de thèses des collectivités territoriales et le prix des thèses du Comité des travaux historiques et scientifiques.

Les noms de lieux en France

Publié par Le C.G.R. Le 23 janvier 2012 AJOUTER UN COMMENTAIRE

Les noms de lieux en France, Glossaire des termes dialectaux (à télécharger ici)
André PEGORIER (Ingénieur en chef géographe).
3ème édition revue et complétée par Sylvie LEJEUNE et Elisabeth CALVARIN
Commission de Toponymie 2006 de l’Institut Géographique National

Si la France ne possède qu’une langue officielle, le français, parlé et enseigné sur tout le territoire, sa toponymie est le reflet d’une histoire riche en apports successifs qui ont chacun contribué à lui donner un aspect très varié suivant la région considérée.

La consultation d’un cadastre, d’une carte, d’un guide touristique ou plus simplement d’un panneau indicateur place l’utilisateur en présence de nombreux noms de lieux dont la signification lui échappe, et dont peut-être même ne soupçonne-t-il pas qu’ils puissent en avoir une.

Or si un toponyme doit permettre d’identifier très précisément un détail géographique localisé, il n’est pas attribué par l’homme de façon arbitraire, mais dans un souci de description du paysage et d’évocation des activités que les habitants y exercaient.

La connaissances des langues régionales est bien la clé de la compréhension des toponymes, qu’ils se présentent sous la forme  d’un terme unique, comme le Sahuc (sureau, Gascogne), le Cayre (rocher, Provence), ou composés de plusieurs mots, comme Cap du Bosc (bout du bois, Gascogne), Riou Bourdous (ruisseau boueux, Provence), Pra des Mians (pré mitoyen, Hautes-Alpes).

Comment en effet comprendre Font Vieille, Pech Redon, Pointe du Raz, si l’on ignore que « font » et « pech » désignent respectivement une source et un sommet, ici « arrondi », en occitan, et que « raz » désigne dans le Finistère un détroit avec un rapide courant ? Et l’on pourrait encore citer des toponymes aussi différents que  Casa Mozza (maison démolie, Corse), Etchegaray (Maison haute, Pays Basque), Frohnhof (ferme du seigneur, Alsace), Steenbecque (ruisseau de la pierre, Flandre), Feixa Llarga (grande terrasse, Pays Catalan).

Cette double fonction du toponyme -désigner un lieu et décrire la nature – n’est qu’imparfaitement accomplie lorsque ce toponyme n’est plus ressenti que comme un nom propre, c’est-à-dire sans signification particulière.

Intervient alors le risque d’altération du toponyme, déformé par une transcription erronée, une adaptation phonétique, voire une francisation abusive. De nombreux exemples des ces transformations regrettables figurent malheureusement sur des documents cartographiques anciens, et ils n’ont pas manqué d’attirer l’attention aussi bien des spécialistes que des usagers locaux.

L’IGN a estimé qu’il y avait donc un très grand intérêt à établir un fichier des termes dialectaux attestés en toponymie ou susceptibles d’y être rencontrés ; cet ouvrage devrait constituer l’outil indispensable des topographes opérant sur le terrain, en leur permettant de mieux comprendre  le sens oublié de toponymes pourtant demeurés dans l’usage.

Conférence sur Marie Talabot

Publié par Le C.G.R. Le 27 novembre 2011 AJOUTER UN COMMENTAIRE

Le mercredi 7 décembre 2011, de 14h30 à 16h00, Louis Mercadié assurera une conférence sur Marie Talabot, au Centre Culturel de Rodez 25 avenue Victor Hugo.

Marie TALABOT

Etre femme en ce XIXème siècle, phallocrate à souhait, ne pouvait se révéler facile. « Les hommes ont des droits, les femmes que des devoirs » aurait affirmé Napoléon. Le ton était donné à ces femmes dont la fonction se résumait à faire des enfants, travailler dur, écouter et être asservies tant par la loi que l’église et leurs maris. Tertullien ne qualifiait-il pas la femme de « porte de l’enfer » et Bossuet de « produit d’os surnuméraire » ?

Durant ce XIXème siècle, très victorien et bien souvent hypocrite, mais qui signa la naissance du féminisme, l’inégalité des sexes resta un principe et un fait sur tous les plans. Au cours de l’éphémère IIème République, la contestation féminine qui s’éleva alors ne fut qu’anecdotique. Il fallut beaucoup de courage à ces femmes pionnières ou révolutionnaires, résistances ou inspiratrices, à l’instar de George Sand, pour s’extirper de leur gangue de dépendance. Marie-Anne Savy, née dans une misérable famille des bords du Lot, fut l’une d’entre elles. Elle devint la prestigieuse Marie Talabot, femme indépendante, éprise de liberté et une aventurière au meilleur sens du terme.

Louis Mercadié, auteur de l’ouvrage « Marie Talabot, une aveyronnaise dans le tourbillon du XIXème siècle », nous fera découvrir la vie émouvante et volontaire de cette femme hors du commun. Femme au grand cœur, douée d’une charité exceptionnelle, dont les actions récurrentes et ciblées pour l’amélioration des conditions de vie des défavorisés, notamment les orphelins et les personnes âgées, resteront ses plus importants combats.

Cette conférence sera émaillée de diapositives de sa misérable maison d’enfance à son prestigieux mausolée en passant par Marseille, Nîmes, Paris, le Limousin etc…

La famille Savy ou Saby, d’où naquit Marie-Anne, était originaire d’Auvergne. Elle s’implanta en Aveyron dès 1650. Famille nombreuse, elle essaima dans diverses bourgades aveyronnaises.

Cette conférence sera suivie de 16h00 à 17h00 par le cours de Paléographie.

La conférence et le cours sont ouverts à tous, entrée libre.

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