Wednesday, May 24, 2017
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Julien Vincent Victor REPIQUET

Publié par Le C.G.R. Le 4 novembre 2009

Jules Vincent Victor Repiquet. Gouverneur de La Réunion du 31 mars 1925 au 28 novembre 1932.

Jules Vincent Victor Repiquet est né à Rodez, le 17 février 1874.

Si son père est originaire de Saône-et-Loire, sa mère, Victorine AZEMAR est de Sainte-Juliette, et ces ancêtres du coté maternel de Rignac, Valady, Privezac.

Les patronymes de sa branche aveyronnaise sont : ANTHOINE, AZEMAR, BRUNET, CALVET, COUDERC, GALABERT, GRAILHE, JAUZION, ROUX

ll fait ses études secondaires au collège militaire de la Flèche et des études supérieures à la Faculté de droit de Paris.

Jules Vincent Victor Repiquet entre ensuite à l’École coloniale et appartient à la promotion de 1894. Il reçoit comme première affectation les Comores, où il est chancelier de la Résidence de France, à Anjouan, puis administrateur d’Anjouan et de Moheli. Il occupe ensuite différents postes en Afrique de l’Ouest, avant de se retrouver dans le Pacifique, d’abord aux Nouvelles Hébrides, puis onze ans en Nouvelle Calédonie, donc dix comme gouverneur de l’archipel. En Nouvelle-Calédonie, il obtient l’enrôlement des volontaires, formant avec succès les troupes coloniales du Pacifique, qui participeront à la Grande Guerre.

Le 10 décembre 1924, Jules Repiquet est nommé gouverneur de La Réunion, mais le décret de sa nomination ne paraît au Journal Officiel que le 1er janvier 1925. Il embarque à Marseille le 19 janvier et arrive à La Réunion le 31 mars, par le Galliéni.

En 1926, Repiquet distribue gratuitement 1 516 000 plants de filaos, de gréviléas et d’autres essences. Le reboisement de La Réunion tient à cœur au gouverneur. Il modifie le règlement forestier du 25 février 1874. Il étend la production du quinquina pour lutter contre le paludisme.

Délaissée depuis de nombreuses années, cette culture est reprise et méthodiquement étendue.

La mission anti-paludisme du docteur Arlo va renforcer la lutte contre ce fléau.

Le gouverneur Repiquet fait également un vibrant plaidoyer pour le remplacement du riz par le maïs ou le manioc dans l’alimentation créole. Il est vrai que, dès 1926, Madagascar n’exporte plus de riz sur La Réunion et l’île doit s’approvisionner de façon coûteuse en Birmanie et en Indochine. Il encourage par tous les moyens l’extension de l’aliment sain qu’est le maïs. Il souhaite aussi monter une société de pêche avec des capitaux créoles pour s’emparer du marché du poisson des îles voisines.

De nombreux travaux sont entrepris pour désenclaver les différents quartiers de la colonie. L’aménagement du réseau routier est activement amorcé. Plusieurs ponts sont construits, certains constituant comme aux Avirons ou à l’Entre-Deux d’importantes oeuvres d’art. La route de Cilaos commencée en 1927, qualifiée de merveille de l’Océan Indien est achevée en 1932. Dans le même mouvement, les lignes téléphoniques prennent de l’extension. Elles se développent sur plus de 1 000 kilomètres.

C’est avec émotion que le gouverneur Repiquet fait ses adieux à une île qu’il déclare avoir aimé. Il quitte la Réunion pour le Cameroun, laissant sa place de gouverneur de La Réunion à Alphonse Paul Albert Choteau.

En 1939, Jules Vincent Victor Repiquet termine sa carrière comme délégué de la France à la Société des Nations. Il décède à Pamiers en Ariège le 2 juillet 1960.

La généalogie ascendante de Jules REPIQUET est consultable sur cette page

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