Tuesday, June 19, 2018
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Carcenac avec laimable autorisation de J.-. Marc MERIGOT

Carcenac avec l'aimable autorisation de J.-M. MERIGOT

Officiellement, Baraqueville est née le 1er janvier 1973, de la fusion entre les anciennes communes de Carcenac-Peyralès et de Vors. Le 4 août de la même année, on voit apparaître pour la première fois le nouveau canton de Baraqueville-Sauveterre. L’histoire du terroir de Baraqueville est relativement simple.

Avant 1810 : rien. Rien, ou presque. De l’époque romaine, on retient la fontaine de Vors (709 m d’altitude) qui alimente Rodez en eau par un ingénieux système d'[W:aqueduc] de 30 km de longueur, souterrain d’abord, aérien ensuite. A vol d’oiseau, la distance n’est que de 12 km. En fait, l’aqueduc est très sinueux, compte tenu du relief. On retient aussi que la voie romaine empruntait déjà la crête dorsale du Ségala. Les chars et les cavaliers faisaient étape au Lac – La Mothe – et au Pont de Tanus. Du milieu du XVIIIe siècle, on retient l’étape de Carcenac-Peyralès, située sur la route royale n° 5 qui relie Toulouse à Lyon. En fait cette route était peu fréquentée et présentait probablement un intérêt stratégique. Carcenac-Peyralès se trouvait également sur la route royale n° 3 qui reliait Montauban à Montpellier, via Millau.

1810 : construction de la Baraque de Fraysse. Les routes n° 3 et n° 5 conçues par Lescalopier furent construites sans enthousiasme par les riverains, car elles étaient exigées sous forme de corvée. Les Ségalis furent lents au travail, car, légèrement xénophobes, ils n’éprouvaient pas le besoin de communiquer avec l’extérieur. Mais enfin, les routes royales furent construites. En fait, elles furent utilisées par les cavaliers (les motos de l’époque), les tilburies (les automobiles), les chars à boeufs (les camions) et les diligences (les cars). Au cours de leur trajet, ces gens avaient besoin de se reposer, de se restaurer, et de changer de monture. C’est pour répondre à ce besoin que le sieur Fraysse décida de construire sa « baraque » à l’emplacement de l’hôtel-restaurant Palous actuel. L’expansion de la Baraque de Fraysse fut très lente puisqu’en 1866, il n’y avait que 15 habitants (alors que Moyrazès en comptait 2 300 !).

1903 : construction du chemin de fer entre Carmaux et Rodez. La terre du Ségala est une terre acide. Il est donc nécessaire de lui apporter du calcaire, plus exactement : de la chaux. Avant le chemin de fer, la chaux était transportée sur les chars à boeufs. Dès que la liaison ferroviaire Carmaux-Rodez a été réalisée, la chaux pouvait arriver soit par Rodez soit par Carmaux (le Ségala est entouré de causses à l’est et à l’ouest). A partir de 1906, les foires deviennent mensuelles. Quelques artisans s’installent au bord de la route. L’administration des postes demande d’identifier le hameau. Le maire de Vors choisit « Baraqueville ». Entre 1920 et 1931, Baraqueville flirte avec la prospérité, grâce à la pomme de terre. Qu’on en juge : de la gare de Carcenac-Peyralès partent tous les jours de 30 à 40 wagons ! Le krach boursier de 1929, à Wall Street, a des conséquences catastrophiques sur le monde entier en général, et sur le Ségala en particulier. La crise économique de 1931-1935 reste encore gravée dans la mémoire des anciens. C’est pourtant pendant cette période qu’est construit le silo en bordure de la route nationale 88.

1973 : création le la commune de Baraqueville. André Rudelle (maire de Vors) et Joseph Lutran (maire de Carcenac-Peyralès) laissent la place à Jacques Boubal, premier maire de la commune de Baraqueville. Quatre ans après, c’est Denys Jaudon qui prend la succession et en 2002, Jean-Louis Calviac est élu maire. La fusion des ex-communes de Vors et de Carcenac-Peyralès ne s’est pas faite sans difficultés. Des tensions, des craintes, des intérêts contradictoires se sont manifestés. Avec passion, avec opiniâtreté, avec fougue parfois, les maires successifs ont injecté un sang rouge vif au terroir. Le résultat est que depuis les années 60, Baraqueville connaît une expansion considérable.

Source : Wikipédia

Marc Cadilhac nous permet aujourd’hui d’avoir dans notre base de données le relevé des baptêmes, sépultures et mariages de Carcenac.

Une nouvelle fois nous le remercions pour son précieux travail.

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