Wednesday, September 26, 2018
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Relevés de Saint-Genies-des-Ers

Publié par Le C.G.R. Le 20 avril 2011

Saint-Geniez-des-Ers, jadis Saint-Geniez-de-la-Pinha, de Cadamarans ou d’Estaing, se trouve également orthographié « Sainct Genes des Herbez » ou « Saint Genest des Herbes » (vers 1550) ou « St-Geniès-dels-Erres » (vers 1770).

Les données qui suivent sont issues du livre « Al canton, Estaing ».

Dans un recensement daté de 1349 (mais probablement antérieur), il est noté que la « Parochia Sancti Genesiide la Pinha » comporte 48 feux (foyers). La paroisse englobe le bourg et les villages environnants.

Le clocher à baies de « Sent-Ginièis-dels-Ers » est bâtit en 1551.

A l’occasion de la visite pastorale du 8 mai 1738, il est mentionné 150 communiants pour la paroisse « Saint-Geniez d’Estaing ».

En 1771, une grande enquête est lancée auprès des curés, par l’évêque de Rodez. Les informations récoltées nous donnent un intéressant aperçu de la vie à Saint Geniez à la fin de l’Ancien Régime.

En 1771, les lettres et paquets sont acheminés par le porteur d’Estaing, qui part de Rodez, les mardis.

Le village est distant de « quatre lieues et demi » de Rodez, et « Il faut près de trois quarts d’heures à un homme à pied pour parcourir la paroisse dans son plus petit diamètre et cinq quart[s] d’heures dans son plus grand diamètre.

La paroisse comprend 224 habitants « en y comprenant les vieillards et les enfants », dont 70 au bourg.

« Il y a dix-huit pauvres : dix invalides et huit valides, qui ont besoin d’être soulagés en partie. Il n’y en a aucun qui ait mendié jusques ici ; mais il est à craindre que, si ces mauvaises années continuent, il n’y en aye, ce qui n’arrivera qu’à la dernière extrémité, n’étant pas accoutumés à la faire et sçachant se contenter de peu. »

Il n’y a ni hôpital, ni chirurgien (médecin) dans la paroisse, et, en ce qui concerne la sage-femme, « il n’y en a pas à titre ; celle qui en fait les fonctions n’a d’autres sçavoir qu’un peu d’expérience.

« Il n’y a pas de maître ni de maîtresse d’école.

« On y cueille du froment, seigle, orge, avoine, bled sarrazin, ers, gyaisses (gesses), haricots ; presque tous sèment des pomes de terre ».

« Il n’y a pas beaucoup de pâturages. il peut y avoir sept à huit cens bêtes à laine, et cinquante bêtes à corne, bœufs ou vaches. Faute de pâturages, les terres qui seroient assés bonnes, n’étant pas fiantées et se trouvant maigres, ne produisent que peu, surtout dans un temps de sécheresse. »

« Il y a dix et neuf paires de bœufs employés au labour, et quatre paires de vaches. »

« Il n’y a presque pas de terres en friche ; le paysan, étant très laborieux, tâche de tirer parti de tout. »

« Comme on recueille un peu de tout dans la paroisse, la récolte d’une année commune seroit suffisante pour nourrir les paroissiens ; les rentes qu’ils payent, étant exorbitantes, font qu’il ne peut pas y avoir d’aisance. » (Les réponses concernant les autres paroisses des environs sont nettement moins positives, les récoltes permettant de couvrir un quart à deux tiers de besoins des habitants.)

(A la question : Y a-t-il des métiers dans la paroisse ?) « Il n’y a que deux tisserans occupés à faire de la toile du paysan, et encore sont-ils obligés de partager leur temps pour la culture de leur bien. » Il n’y a pas de commerces.

En 1787, la paroisse contient 240 habitants :

  • Saint Geniès : 17 maisons.
  • Franqueirade : 12 maisons.
  • Laval, Sarremejane : 3 maisons.
  • Fraunac, La Roquette : 2 maisons.
  • Alaux, Blamont, Le Fraisse, Malrieu, Romanètes, Romaniès : 1 maison.

Source : http://www.saint-geniez-des-ers.net/

Les relevés de cette paroisse de Sébrazac ont été ajoutés dans la base de données, grâce au travail de Guy RICOU. Baptêmes (1699-1799), Sépultures (1699-1799), les mariages (1700-1822) étaient déjà dans notre base.

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