Les vestiges d’une allée couverte ont été retrouvés au point culminant Pierrechange, autrefois nomé “Peyresanch” : la pierre sacrée. Le lieu fut donc habité dès la préhistoire. Cela nous a laissé, tout près, la Pierre aux fées ou Fontaines des fées.
Le plus ancien document connu, la cartulaire de Saint-Salvadou et Lunac, fournit quelques renseignements : “Ecclessian sancti salvatoris situam in villa que dicitur encarnacum”. L’Eglise du Saint-Sauveur située dans une villa qui est appelée Encarnac. Le lieu s’appelait donc Encarnac, du nom de son propriétaire gallo-romainnom dû à un site où l’on trouvait des pierres. Gaulois et Romains ont laissé des noms typiques ; citons, parmi d’autres : Le Ministre (où vivait les serviteurs), Méjalanou (médialanum : le milieu de la plaine), Marsaguettes (les eaux de Mars), Lacalm (la lande), Labro (la limite), les Sérènes et Cadènes (Serena, déesse des rusiseaux et catena ou cadena : chaine ou ceinture), soit la ceinture des Sérènes qui enserrent cette zone. Vers 1652, le village s’appelle encore Ancargnac.
On venait en pèlerinage à Ancarnac pour vénérer Saint-Sauveur ce qui donnait en patois : “Aman al San Salvadou”. avec le temps, le nom de l’église est devenu le nom du village.
Un château à Saint-Salvadou ?
L’acte de construction du 17 mai 1437 nous renseigne assez bien. La guerre de Cent ans était sur la fin, mais il fallait encore penser à se fortifier, c’est ce que fit Baptiste du Rieu. Le logis devait être adossé à une tour déjà existante et encadré de deux tours rondes.
Quelques deux cent ans plus tard, lors de la révolte des croquants (1643), le château fut démantelé sur sentence royale.
Les pierres du château furent dispersées, réutilisées dans les constructions du village, l’une d’elles, gravées aux armes des du Rieu et Solages-Tholet, se voit encore au château de Salesses.
Au cimetière, une tombe énigmatique, celle de Jean de LUC, né à Lisbonne
En 1854, par l’intermédiaire d’un membre de sa famille propriétaire de la ferme de Pezet, Frère Juan de LUC ouvre un pénitencier. C’est à la mode, en ce milieu du 19ème siècle, un peu partout en France, de réinsérer les jeunes délinquants par les travaux agricoles. L’idée n’est peut-être pas mauvaise et pourrait être généreuse, la mise en œuvre est une histoire tragique. Des enfants de 8 à 16 ans , condamnés pour des méfaits bien anodins, parfois par leur propre famille , sont rassemblés dans des locaux rudimentaires et insalubres, encadrés d’un personnel peu ou pas qualifié sous l’autorité de responsables dont l’humanité et le désintéressement laissent souvent à désirer. Il semble que ce soit le cas de cette colonie de Pezet qui rassembla jusqu’à 149 enfants. Il fut fermé par l’administration en 1873, justement en raison des conditions de vie déplorables.
De cet épisode, il reste, au cimetière de Saint-Salvadou, la tombe du frère Juan de LUC et à Pezet, l’élégante maison de la communauté Notre-Dame-de-Pitié surmonté d’un fronton triangulaire et les grandes bâtisses austères de la ferme de Pezet. (Référence Marie Rouanet – Les enfants du bagne – Documents Payot).
Source : Saint-Salvadou
Alain Lacombe a assuré le relevé des mariages après la révolution (1805-1899) qui complète le relevé déjà disponible sur la période de l’Ancien régime. Un grand merci à Alain







